À 28 ans, Rory Kockott, constituera samedi la 14ème charnière de l’ère Saint-André avec Camille Lopez. Un poste qui marquera le début sa première titularisation. Retour sur la carrière de ce demi-mêlée prometteur.

« Compétiteur dans l’âme », « très fort dans les duels », c’est ainsi que Rory Kockott est dépeint par le selectionneur du XV de France, Philippe Saint-André. Elu meilleur joueur de la saison 2012-2013 du Top 14, Kockott impressionne par son moral d’acier et les clubs se l’arrachent. C’est ainsi qu’en 2013 après avoir hésité à rejoindre le club de Toulon, il signe avec Castres et devient l’un des joueurs les mieux payés du championnat. Aujourd’hui, après 3 ans de résidence en France, il tire profit de la blessure au genou de Sébastien Tillous-Borde pour se faire une place dans la sélection du XV de France.

Le sud-africain, est acharné et ambitieux, mais à trop vouloir en faire ses qualités peuvent parfois se retourner contre lui : « Ça comporte aussi quelques défauts, pour un demi-mêlée, il est très individualiste, il aime beaucoup porter le ballon » souligne le CO Romain Cabannes, un point de vue partagé par le troisième ligne Yannick Caballero « C’est un meneur sur le terrain, mais des fois il est un peu excessif à vouloir trop en faire. On ne peut pas lui en vouloir, car il veut bien faire mais il faut le recadrer, car si tu n’es pas derrière lui, ça peut se retourner contre toi ». Pour briller samedi face à l’équipe écossaise, Rory Kockott ce joueur téméraire devra donc sans doute apprendre à se canaliser.

Mahura Dubois

Écrit par mahurafawaz