Votre cousin vegan vient à Noël, que faire à manger ?

Passer Noël avec un végétalien, ça peut ne pas être facile pour tout le monde. Comment préparer un repas qui convienne à toute la famille, même aux carnivores attachés au foie gras?

Votre cousin végétalien sera là à Noël. A votre grand dam, le foie gras, la dinde fourrée aux marrons, le saumon fumé, la bûche et autres mignardises ne seront pas de rigueur cette année. Pas de panique ! Le trouble-fête a quand même tout prévu pour vous faire passer un réveillon gourmand malgré l’absence de vos mets traditionnels favoris.

Vincent est vegan depuis trois ans, pour une question d’éthique évidente. « Au début, ma famille trouvait mon nouveau style de vie enquiquinant, explique-t-il, amusé. Surtout qu’ils n’avaient pas forcément envie de s’adapter lors des repas. Mais cette année, ils ont décidé de voir ce que je pouvais leur proposer. C’est un défi pour moi de leur faire aimer la cuisine végane. » Le jeune homme de 29 ans n’a pas la prétention d’être un fin cuisinier mais concocter des plats pour les gens qu’il aime a toujours été une de ses passions.

Pour une fois que le véganisme est mis à l’honneur le temps d’une soirée, Vincent a choisi des produits susceptibles de plaire à toute la tablée. « Certains de mes proches ne mangent presque jamais de légumes, mais pour une fois j’ai envie qu’ils sachent apprécier la façon dont ils sont cuisinés », affirme-t-il. Et cuisiner sans beurre, sans bouillon de volaille, fond de veau, lait, oeuf ou miel tout en insufflant du goût, c’est possible!

« Manger vegan, c’est compatible avec plaisir »

Ainsi, il a choisi de proposer en entrée des toasts vegan grillés nappés d’un tatin de tomates à l’ail, sauce soja et poivrons fondants. Pour le plat, ce fut plus compliqué de trouver lui la bonne recette capable de faire oublier les généreuses viandes rôties ou gibiers de tradition. Il a finalement trouvé un compromis, avec ce qu’il appelle fièrement, son « grumble de pommes de terre et courgettes et sa cassolette de champignons persillés », un plat à mis chemin entre le gratin et le crumble. Côté dessert, pas de bûche de Noël végane mais plutôt des tartelettes à la pâte de spéculos, garnies de pommes en forme de roses saupoudrées de cannelle.

« On croit souvent que la cuisine végane est sans saveurs, mais c’est comme partout, il faut mettre du coeur à l’ouvrage. Manger vegan c’est compatible avec plaisir si on veut bien s’en donner la peine », assure Vincent. Et pour avoir goûté à son plat principal, nous, les afficionados assumés de la viande par tous les temps, on lui donne raison ! Sa famille n’a plus qu’à se régaler. « Pour sûr, ils n’auront pas de maux de ventre après les fêtes avec mes recettes, se rengorge-t-il. Ou moins en tout cas !  »

Quant à vous, si vous aussi votre « cousin Vincent » prendra les commandes des cuisines à Noël… Soyez sans craintes. Il se peut qu’il vous réserve quelques menues surprises culinaires.

Loanne JEUNET

Écrit par IEJ3A