« Visale », une nouvelle garantie pour les locataires et les bailleurs

Le nouveau dispositif  du gouvernement a destination des locataires précaires arrive aujourd’hui. Le dispositif vise à couvrir les impayés de loyers (charges comprises) du locataire, quelle qu’en soit la cause au cours des trois premières années du bail et dans la limite du départ du locataire.

Sylvia Pinel, ministre du Logement, a procédé lors de la conférence de presse du mercredi 20 janvier 2016, au lancement officiel du dispositif Visale. Le Visa pour le Logement et l’Emploi, dit Visale, vient ainsi remplacer la Garantie des Risques locatifs (GRL)  qui n’est plus proposée depuis le 31 décembre 2015.  Le nouveau dispositif, a pour but de favoriser l’accès à l’emploi par le logement.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se voient refuser une offre d’emploi faute de logement, notamment dans le parc privé. En cause, des bailleurs qui exigent de plus en plus de garanties, que les salariés  ne peuvent pas toujours fournir, du fait de la précarisation de l’emploi (CDD, intérim…).

C’est pourquoi les partenaires sociaux d’Action Logement ont travaillé avec l’Etat à la mise en place du Visale, un nouveau service en ligne de cautionnement des loyers du secteur privé, totalement gratuit. Il garantira à ces bailleurs, le paiement des loyers impayés durant les 3 premières années du bail.

Trois catégories de personnes sont éligibles à ce nouveau dispositif.

La première catégorie concerne tous les salariés précaires du secteur privé 1  tels que les CDD sous promesse d’embauche, les CDI en période d’essai, les intérimaires, les intermittents, les apprentis, ou encore les contrats aidés, dès lors que l’entrée dans l’emploi et dans le logement s’effectuent dans des délais rapprochés.

Les secondes personnes visées sont les jeunes salariés de moins de 30, en CDD ou en CDI. Les ménages accompagnés dans le cadre d’une intermédiation locative, salariés ou non, sont également éligibles au Visale. Ce dispositif sera géré et financé par Action Logement à hauteur de 130 millions d’euros.

Écrit par Nicolas Thomasset