Vincent Peillon, programme en 5 points

Le candidat à la primaire de la gauche a présenté ce mardi ses « propositions pour la France ». Peillon a voulu parler de tout, mais cinq points ont été au coeur de son programme.

L’éducation

L’éducation et l’enseignant étant « l’avenir de la France » l’ancien ministre de l’éducation veut lutter contre le décrochage scolaire.

Il souhaite que le secteur de recrutement soit élargi à plusieurs collèges. De plus, améliorer la formation des enseignants et en recruter 8000 de plus.

Sécurité et Justice

Peu de changement pour lutter contre le terrorisme. Mais il veut augmenter les postes de gendarmes et de policiers de 5.000 en cinq ans. Il promet également de porter le budget de la Défense (32 milliards) à 2 % du PIB en 10 ans. Une autre de ses priorités : renflouer le budget de la Justice : il veut l’augmenter de 5 % chaque année, soit de deux milliards de plus en cinq ans.

L’environnement : nouveau modèle de développement

Il faut poursuivre : « chaque pays doit aller 30% plus loin que les engagements pris à Paris » lors de la Cop 21. Pour que ce nouveau modele de développement fonctionne il prône la solidarité européenne : faire de la France « un pays exemplaire » : programmes nationaux, stockage de l’énergie, biodiversité, usage numérique. Pour les moteurs il mettra progressivement en place, dans tous les territoires, la sortie du diesel d’ici 2025.  Il souhaite que la fiscalité écologique ne pèse pas sur les foyers les plus modestes.

 Reformer les institutions

« Rendre aux Français la République en gouvernant autrement » en créant un mandat unique. Le nombre de députés et sénateurs sera réduits. Mais aussi le mode d’élection : Peillon veut que les députés soient élus à la proportionnelle dans chacune des nouvelles régions. Il souhaite également créer des « comités citoyens »  avec des volontaires qui seraient tirés au sort pour « veiller à l’application » de chaque loi. Enfin, supprimer la cour de Justice de la république, promesse de François Hollande non tenue.

 

Europe: un New Deal européen

Lui milite pour un approfondissement de l’UE – ce qu’il nomme le « New Deal européen ». Celui-ci passerait d’abord par un respect des règles maastrichtiennes : Peillon compte bien maintenir le déficit public de la France sous la barre des 3 % et vise même les 1,5 % en 2022. Peillon veut doter le « plan Juncker » de relance des investissements de 1.000 milliards d’euros, contre 350 milliards à l’heure actuelle. Ces fonds seraient principalement affectés aux transports, aux filières énergétiques et à la recherche.

Anastasia Popovici

Écrit par Celine Nourrisson