Vers une guerre ouverte à l’est de l’Europe ?

Alors que les combats continuent et s’intensifient dans le sud-est de l’Ukraine, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a voté la reconduction des sanctions à l’encontre des parlementaires Russes.

Rassemblés hier à Strasbourg, les parlementaires du Conseil de l’Europe ont reconduit les sanctions à l’égard des 18 députés Russes. Principale mesure : la suspension du droit de vote des élus. Pas sûr que ces sanctions économiques et politiques suffisent à freiner l’élan Russe. Surtout que le Kremlin dément toutes les accusations d’implication et dénonce une « hystérie anti-russe« .

Le chef de la délégation russe à l’assemblée pan-européenne dénonce un acharnement diplomatique et annonce déjà le retrait de sa délégation de l’APCE jusqu’à la fin de l’année. Moscou s’isole et le premier producteur mondial de gaz voit son carnet de commande s’alléger à mesure que les combats s’intensifient.

Malgré la signature du protocole de Minsk en septembre dernier -prévoyant un cessez-le-feu immédiat- les échauffourés entre séparatistes pro-russe et l’armée Ukrainienne n’ont jamais réellement cessés depuis avril dernier. Pire encore, depuis la semaine dernière, la région de Donetsk connait un regain de violence depuis l’assaut de la ville portuaire de Marioupol par les séparatistes pro-russe. En réponse à l’implication officieuse de la Russie dans le conflit, la communauté internationale multiplie les avertissements et les sanctions.

Pour le moment, la Russie tient toujours tête à la communauté internationale mais pour combien de temps encore ? La crise économique en Russie et la chute du rouble vont-ils naturellement pousser le pays à faire des concessions et renouer le dialogue avec le reste du monde ?

 

Écrit par lucaspaul