Valls drague les investisseurs Chinois

Depuis jeudi, Manuel Valls est en Chine pour un voyage diplomatique, entouré notamment du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius et Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, présent au titre de spécialiste de la Chine.  Leur but : plus que réchauffer les relations entre les deux pays, les développer. Et le Premier ministre ne manque pas d’arguments.

Comme un symbole, il s’est rendu à l’usine d’assemblage Airbus de Tianjin dès son arrivé. Ce partenariat qui a été inauguré en 2008 est une réussite (49% de part de marché en Chine), le constructeur français est déjà en négociation pour installer un nouveau centre.

Un diner avec son homologue chinois et une visite à l’ambassade plus tard, Manuel Valls était ce matin au coeur de la Cité interdite :

« Les français reçoivent les Chinois en les invitant à Versailles, eux nous reçoivent à la Cité interdite ».

Lors de son discours, devant un parterre de « forces économiques » franco-chinois, il a de nouveau souligné la puissance de l’empire du milieu « la deuxième puissance commerciale du monde » et rappelé la raison de sa visite

  « La France est un pays qui vous attend (…) Nous réformons le marché du travail et mettons plus de liberté dans notre économie ».

En rappelant que la France était la cinquième puissance mondiale « ex-aequo »  avec la Grande Bretagne, il a appelé au développement de nouveaux partenariats, notamment en matière nucléaire et technologiques : « La Chine a les financements, la France a les technologies ». Car c’est bien là qu’est sa principale mission: « La France a besoin de capitaux ».

Maxime Pallu 

Écrit par maximebrice