Des JO, un porte-drapeau, une histoire

Le porte-drapeau est une tradition aux Jeux olympiques. Chaque délégation possède un athlète qui arbore les couleurs de sa nation à la cérémonie d’ouverture. Retour sur ceux qui ont porté les couleurs « bleu-blanc-rouge » depuis 1992.

1992 : Dans le stade Montjuic de Barcelone, le drapeau français est porté par Jean-François Lamour. À l’époque, le futur ministre des Sports est déjà double champion olympique 1984 et 1988, et champion du Monde d’escrime 1987 (sabre individuel). Il remportera une médaille de bronze, toujours aux sabre individuel, durant ces Jeux.

1996 : Pour le centième anniversaire des Jeux modernes, à Atlanta, une athlète est désignée porte-drapeau. Marie-José Perec, déjà championne olympique du 400 mètres à Barcelone, qui réitéra cet exploit quelques jours plus tard, le 200 mètres en bonus. Une porte-drapeau triple or.

2000 : Sur le sol de Sydney, c’est David Douillet, bronzé en 1992 et champion en 1996, qui porte le drapeau tricolore. Comme son prédécesseur, il remportera un nouveau titre chez les plus de 100 kg au judo.

(Photo: Kuebi/Wikipedia)

Le handballeur réunionnais a porté le drapeau en 2004. (Photo: Kuebi/Wikipedia)

2004 : Sur la nation où les Jeux sont nés, en Grèce, c’est le handballeur Jackson Richardson qui est choisi comme porte-drapeau. Une reconnaissance pour l’athlète au comportement exemplaire. Médaillé de bronze à Barcelone, il termine sa carrière internationale sur ces Jeux, avec une cinquième place.

2008 : Tony Estanguet, double champion olympique de canoë-kayak est le porte-drapeau de la délégation tricolore à Pékin. Pas de médaille d’or pour le Palois. Mais quatre ans plus tard, il remporte son troisième titre à Londres.

2012 : Championne olympique d’escrime en 1996, Laura Flessel termine sa carrière sur un statut de porte-drapeau et une dernière Olympiade à Londres. Sans médaille, mais avec l’un des plus grands palmarès de l’histoire du sport français (2 fois championne olympique, 6 fois championne du Monde).

Samuel Sarfati

Écrit par sabsam