Un attentat aux armes chimiques est-il possible?

Le premier ministre Manuel Valls a déclaré dans son discours, à l’Assemblée Nationale un risque d’attentat chimique aux armes chimiques et bactériologiques, après l’adoption massive des députés sur la loi du 3 avril 1955 qui annonce une prolongation de 3 mois sur l’état d’urgence.

Depuis août dernier, L »Etat » islamique était soupçonné d’utiliser des armes chimiques en Irak et en Syrie selon des ONG humanitaires. Et c’est depuis début novembre qu’un rapport confidentiel de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a confirmé que des personnes avaient été touchées par du gaz moutarde.
Du côté des experts, ils disent que les risques d’une attaque aux armes chimiques en France sont minces mais pas impossibles. Selon Olivier Lepick, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des armes chimique: «Il est compliqué d’organiser un attentat aux armes chimiques», «C’est une chose de pouvoir utiliser des obus résiduels d’Irak et de Syrie. C’en est une autre de les fabriquer», a t-il déclaré dans Le Figaro.

Si un scénario se produit, il suppose qu’ils utiliseront ; «Une bonbonne de gaz moutarde ou des obus chimiques reliés à un système explosif».

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Depuis samedi, un arrêté du ministère de la santé à autorisé en urgence de distribuer dans la pharmacie des armées un antidote (sulfate d’atropine 40 mg/20ml PCA) aux services d’aide médicale d’urgente (SAMU), ainsi que pour les sapeurs-pompiers qui peuvent être amenés à intervenir lors d’une opération. Une décision prise à la suite, des menaces reçues lors de la Cop21.

 

Johanna Guerra

 

Écrit par Johannaguerra