Régionales : la difficile relation de la droite avec le FN

Le président des Républicains a annoncé, ce vendredi 30 octobre, qu’il est hors de question que son parti s’allie au Parti socialiste pour faire front face au FN aux prochaines élections régionales. Et inversement.

Si en 2002, une alliance gauche-droite s’est révélée indispensable pour ne pas laisser le pouvoir entre les mains de l’extrême droite, la situation actuelle est plus compliquée. Retour sur trois dates clés de 30 ans de relation entre la droite et l’extrême droite.

  • 1983 : la liste commune de Dreux 

Deux ans après l’arrivée de la gauche au pouvoir, les élections de 1983 marquent un premier tournant dans les relations entre UMP et FN. A Dreux, la liste frontiste se rallie à la liste RPR-UDF pour remporter la mairie.

  • 1991: la droite tentée par la politique de l’extrême droite

En juin 1991, Jacques Chirac, se lance dans un discours sur l’immigration dans lequel il évoque « le travailleur français« . La phrase provoque un tollé. Le lendemain, Jacques Chirac estime que le FN n’a pas « le monopole de souligner les vrais problèmes« . C’est le début de la politisation des questions d’immigration au sein de la droite républicaine, mais il n’est pas encore question d’alliance politique avec le FN.

  • 2002 : le « front républicain »

Jacques Chirac, qui fait face à Lionel Jospin, choisit de faire une campagne axée sur « l’insécurité« . Le 21 avril, la France découvre avec stupéfaction que le second tour de la présidentielle opposera Jacques Chirac à… Jean-Marie Le Pen. Si le FN se trouve en position de l’emporter au second tour, gauche et droite doivent s’allier.

Fleur De Boer

Écrit par fleurmargot