Ukraine – Minsk 2 : Un consensus pas vraiment consensuel

 

Après la nuit blanche de négociations sur la situation dans le Donbass, un « accord global » a été trouvé. Quelles en sont les conséquences ?

D’abord, l’accord annoncé par les parties prévoit un cessez-le-feu qui doit entré en vigueur au 15 février, soit dimanche prochain. Malgré le consentement d’hier matin, les combats pourraient donc s’intensifier jusqu’à ce jour.

Ensuite, le retrait des armes lourdes et des combattants permettra l’instauration d’une zone de tampon. L’OSCE se chargera de sa surveillance. Leur retrait pourrait tout de même traîner pendant deux jours.

L’accord signé entre Valdimir Poutine et ses homologues ukrainien Petro Porochenko, allemand Angela Merkel et français François Hollande prévoit également l’amnistie générale des belligérants et la libération des « otages ukrainiens » d’ici à 19 jours.

Et enfin, il prévoit un « respect de l’intégrité territoriale ukrainienne », un accord qui vient contrer l’adoption d’une loi de décentralisation par le pouvoir central.

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Cet accord est-il solide ?

Le 5 septembre dernier était signé le premier accord de Minsk, que Vladimir Poutine n’a d’ailleurs jamais respecté. La Russie a continué à envoyer des armes et des hommes en Ukraine. Ce qui contraint Angela Merkel a rester tempérée : « C’est une lueur d’espoir, pas moins, pas plus. »

« Nous sommes dans un moment qui est crucial {…} un moment où tout peut encore se décider dans un sens ou dans un autre » – François Hollande

Les européens ont tout de même plusieurs cordes à leur arc, le pouvoir économique dont ils disposent peut évidemment affaiblir encore et encore la Russie. Ils peuvent en effet décider de maintenir les sanctions contre Moscou, à défaut d’aider considérablement les ukrainiens.

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A. Amarouche

Écrit par arezkiarthur