Trump nomme un proche de Poutine secrétaire d’Etat

Ce mardi, Donald Trump a nommé Rex Tillerson, président du géant pétrolier ExxonMobil, à la tête de la diplomatie américaine. 

« Bien plus qu’un chef d’entreprise, c’est un joueur de classe mondiale« , disait déjà Donald Trump lors d’une interview donnée à Fox News. Agé de 64 ans, Rex Tillerson succède à John Kerry à la tête de la diplomatie américaine. Il est notamment connu pour avoir d’étroites relations d’affaires avec Vladimir Poutine, qui lui a remis en 2013 la décoration russe de l’ordre de l’Amitié. Sa nomination confirme la volonté de Trump d’améliorer les relations entre les États-Unis et la Russie. Une nomination qui fait débat, y compris au sein même du camp républicain : « Cet homme est un voyou et un assassin, je ne vois pas comment on peut être l’ami d’un ancien agent du KGB« , a lancé le sénateur républicain John McCain sur CNN. Un autre sénateur républicain, Marco Rubio, a réagit sur son compte twitter : « Etre un ami de Vladimir n’est pas une caractéristique que j’espère chez un secrétaire d’Etat ».

Deux prises de position qui n’annoncent rien de bon avant le passage devant le Sénat, qui devra confirmer cette nomination par un vote. Son inexpérience est également pointée du doigt. Originaire de Wichita Falls, il a obtenu un diplôme d’ingénieur émérite de l’université du Texas. Tillerson a rejoint la société Exxon en 1975 en tant qu’ingénieur. Il en deviendra le président en 2006. ll fait également partie du Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion et d’influence sur la politique étrangère des États-Unis fondé en 1964. Il est aussi membre du lobby conservateur Business Roundtable qui rassemble des dirigeants des grandes entreprises américaines pour faire pression sur les politiques publiques du gouvernement. Il n’a jamais exercé de mandat politique. En pleines querelles sur les cyberattaques et interférences russes dans l’élection américaine et sur fond de tensions montantes avec la Chine, le novice en diplomatie est attendu au tournant.

Baptiste Durieux

Crédit photo : Rex Tillerson, à Londres, le 7 octobre 2015. Ben Stansall/AFP.

Écrit par iejpedago