Trump, Daech, Assad : la diplomatie selon Macron

Le président de la République, Emmanuel Macron, a répondu aux questions de Laurent Delahousse dans un entretien diffusé sur France 2, dimanche 17 décembre 

 

Invité du « 20 heures » sur France 2, Emmanuel Macron a évoqué les dossiers internationaux, comme les relations diplomatiques avec Donald Trump ou encore la guerre en Syrie et la nécessité de négocier avec Bachar Al-Assad.

Au cours de l’interview qu’il a donnée à France 2, enregistrée en marge du sommet dédié à la lutte contre le réchauffement climatique à Paris, le chef de l’État est notamment revenu sur la position de Donald Trump concernant le réchauffement climatique.

Le climat vs Trump

Le réchauffement climatique est ne « blague » selon le président américain, qui n’adhère pas à cette théorie. « Je ne suis pas sûr que Donald Trump soit convaincu par cet argument, que le réchauffement climatique n’existe pas », a déclaré Emmanuel Macron. Mais ça n’a pas empêché le Président américain d’organiser la sortie de l’accord de Paris, instauré par son prédécesseur Barack Obama en 2015. « On ne peut pas prétendre garantir en quelque sorte l’ordre international (…) et nous-mêmes sortir du droit dès que ça ne nous arrange plus ». Le moteur de sa décision, c’est qu’il s’était engagé à sortir de cet accord pendant sa campagne, il juge que c’est ce qu’il doit à ses électeurs. (…) La deuxième chose c’est qu’il considère profondément que ça détruit des emplois aux Etats-Unis ». L’occasion pour Emmanuel Macron d’affirmer son opinion sur l’importance de protéger la planète, tout en expliquant que même si la lutte contre le réchauffement climatique détruisait des emplois, il fallait « en recréer dans des secteurs beaucoup plus adaptés à ces nouveaux objectif ». Autrement dit, si le climat pose des problèmes d’emplois aux États-Unis, il suffit d’en créer de nouveaux dans des secteurs novateurs.

Bientôt la fin de la guerre? 

Autre sujet abordé durant cet entretien, Daech et le cas Bachar El-Assad.

« La guerre contre l’organisation Etat Islamique en Syrie sera gagnée d’ici mi/fin février ». Des déclarations encourageantes contre la lutte anti-terroriste, depuis la fin du conflit en Irak. 

En ce qui concerne le président syrien, Emmanuel Macron déclare « la priorité c’est l’extermination de Daech avant Bachar Al-Assad », avant de poursuivre « après la victoire contre l’EI, il faudra parler avec lui et ses représentants. » « Dans le processus que la France souhaite voir émerger en début d’année prochaine, il y aura des représentants de Bachar mais je souhaite aussi et surtout qu’il y ait des représentants de toutes les oppositions, y compris de ceux qui ont quitté la Syrie pour leur sécurité à cause de Bachar et non de Daech. »

Pour M. Macron, Bachar El Assad devra répondre de ses crimes devant son peuple, mais aussi devant la justice internationale. Une prise de position qui s’incrit dans la volonté d’exterminer prioritairement le plus grand des deux ennemis.

Marie Bloeme

Écrit par IEJ3B