TPMP, l’émission qu’on adore détester

Provocations, défis farfelus, blagues potaches, coups de gueule… « Touche Pas à Mon Poste » est au centre de toutes les attentions et critiques depuis plusieurs mois.  Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a de nouveau été saisi par de nombreuses plaintes.

Véritable phénomène télévisuel, l’émission passionne entre 1,5 et 2 millions de Français tous les soirs, selon Mediamétrie. De quoi exploser « le Grand Journal », l’ancienne poule aux œufs d’or du groupe Canal+.

Au passage, « Touche pas à mon poste » (dit « TPMP ») exaspère et choque de plus en plus aussi. L’émission, diffusée de 19h à 21h tous les soirs sur C8, est au centre des polémiques. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a particulièrement été saisi ces dernières semaines à cause de trois talk-shows très problématiques.

La séquence où Matthieu Delormeau se retrouve ciblé par une remarque mesquine de la part de Cyril Hanouna, le présentateur vedette, est de loin la plus contestée. Suivie de près par celle, pendant laquelle, Jean-Michel Maire, un chroniqueur, vivement encouragé par l’animateur, a embrassé la poitrine d’une invitée, en dépit du refus clairement exprimé par celle-ci.

Des avertissements qui pourraient rester sans suite, mais auxquels s’ajoute l’ouverture d’une procédure de sanction. Les téléspectateurs ont massivement saisi le CSA d’une troisième séquence de « TPMP », diffusée le 3 novembre. Celle-ci mettait en scène un (faux) crime attribué à Matthieu Delormeau.

Malgré tous ces débordements médiatiques, les « fanzouzes » de TPMP soutiennent toujours autant l’émission. Les menaces de sanctions du gendarme de l’audiovisuel n’ont pas plu à certains internautes qui ont commencé à faire circuler des « #JeSuisTPMP » ou encocre « #JeSuisCyrilHanouna » sur Twitter.

Barbara Debout

Écrit par Barbara Debout