Tout ce que vous devez savoir sur la sortie des États-Unis du traité transpacifique

Depuis son arrivé à la Maison-Blanche, le nouveau président des États-Unis ne cesse de multiplier les décrets. Ainsi, le 24 janvier 2017, il a décidé de désengager les États-Unis du traité transpacifique. Pourquoi ? Quelles peuvent être les conséquences de cette mesure ?

  • D’où vient ce traité ?

Un accord commence à être discuté de manière officieuse entre 2002 et 2005 avec des pays tel que Singapour, la Nouvelle-Zélande et le Chili. Ce ne sont que des discussions, mais une volonté de créer un accord entre tous ces pays de l’Océan Pacifique émerge. Le traité prend forme en 2008 grâce à Barack Obama. Des négociations sont entamées, et des propositions sont faites. En 2015, les États-Unis adoptent ce texte qui n’est toutefois pas encore ratifié par le Congrès.

  • En quoi consiste-t-il ?

Il concerne 12 pays situés de part et d’autre de l’Océan Pacifique : les Etats-Unis, l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. L’accord inclut des pays qui représentent 40% du produit intérieur brut mondial, mais exclut la Chine, première puissance asiatique et deuxième économie mondiale, de même que la Corée du Sud.

Il prévoit en 30 chapitres de lever les barrières douanières entre les douze pays signataires en éliminant nombre de taxes, mais aussi des barrières non tarifaires. Par exemple, les appels d’offres nationaux seront ouverts aux entreprises étrangères. Il garantit un transfert libre de données internet, ainsi que le respect de l’environnement.

Au départ, cet accord était une manière de contrebalancer le poids économique de la Chine. Néanmoins, on estime qu’il coûterait aux Etats-Unis et au Japon (majoritairement) près de 300 milliards de dollars d’ici 2025. Les travailleurs américains auraient également pâti de suppressions de postes.

  • Quelles conséquences après ce désengagement ?

Sans le soutien des États-Unis, maillon fort du traité, les douze pays signataires seront affaiblis sur le plan mondial. Ces derniers doivent se retrouver en mars pour émettre l’éventualité de supprimer le traité ou, au moins, le changer complètement. L’Australie compte néanmoins sur la Chine pour rejoindre l’accord, ce qui creuserait encore plus l’écart économique entre les Etats-Unis et la Chine.

Quentin Corbé

Écrit par iejpedago