Quand le président philippin dérape

Rodrigo Duterte est un adepte des déclarations chocs. Après avoir insulté Barack Obama et le pape François, le président philippin a affirmé le 12 décembre avoir tué de ses propres mains des délinquants soupçonnés de trafic de drogue. IEJ News revient pour vous sur les citations les plus loufoques de Rodrigo Duterte. 

« À Davao, je le faisais personnellement, juste pour montrer aux gars [de la police] que si je peux le faire, pourquoi ne pourraient-ils pas le faire », a lancé Rodrigo Duterte. « J’allais dans Davao avec une moto et je patrouillais dans les rues, à la recherche de problèmes. Je cherchais vraiment l’affrontement pour pouvoir tuer« , a-t-il déclaré lundi 12 décembre devant des hommes d’affaires avec lesquels il évoquait sa campagne contre la drogue.

Le président philippin n’en est pas à son coup d’essai en terme de déclarations fracassantes.

« Hitler a massacré trois millions de Juifs. Bon, il y a trois millions de drogués (aux Philippines). Je serais heureux de les massacrer« , a-t-il ainsi déclaré le 30 septembre lors d’un discours sur sa campagne anti-drogue.

Le 5 septembre, lors du sommet de l’Assena, il s’en était pris à Barack Obama. « Je suis un président d’un Etat souverain et nous avons depuis longtemps cessé d’être une colonie, je n’ai pas de maître, sauf le peuple philippin. Il faut être respectueux. Il ne faut pas se contenter de balancer des questions et des communiqués. Fils de pute, je vais te porter malheur« 

Le pape lui-même n’a pas échappé aux insultes. « Il nous a fallu cinq heures pour aller de l’hôtel à l’aéroport. J’ai demandé qui on attendait. Ils ont dit que c’était le pape, je voulais l’appeler. Le pape, fils de pute, rentre chez toi. Ne viens plus en visite« , s’était exclamé Duterte en novembre 2015.

En plus des insultes qu’il profère, le président philippin s’en prend aux femmes avec des propos très misogynes. Ainsi, au sujet du viol et du meurtre d’une missionnaire lors d’une émeute en 1989 dans une prison de Davao il a déclaré en avril 2016 : « Ils ont violé toutes les femmes (…) Il y avait cette missionnaire australienne (…) J’ai vu son visage et je me suis dit, ‘putain, quel dommage. Ils l’ont violée, ils ont tous attendu leur tour’. J’étais en colère qu’ils l’aient violée, mais elle était si belle. Je me suis dit, ‘le maire aurait dû passer en premier' ».

Samanta Beltra

 

Écrit par iejpedago