Toniolife, de son vrai nom Alexandre Antonio, est vidéaste depuis novembre 2013. Plusieurs années après, il s’est imposé comme une référence de l’humour en ligne. Et pourtant, il ne cache pas vouloir réussir dans un tout autre univers, et ce dès 2018.

Photo d’ Alexandre Antonio sur son compte Instagram ©toniolifeoff

Alexandre Antonio est un jeune à l’apparence quelconque. Habillé de sa casquette et d’un style décontracté, il aime passer son temps avec ses amis et s’afférer à des occupations de son âge. Comme beaucoup de personnes de sa génération, il passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Plus que cela, il pourrait même tout leur devoir.

C’est en effet à partir de quelques vidéos sur Snapchat, Instagram, Twitter et Facebook que Alexandre, alias Toniolife, sur le web, a forgé son image. Si, au début, l’humoriste le reconnait lui-même, la qualité de ses (hyper) courts-métrages n’était pas optimale, il a su très vite progresser : « Au départ, je faisais ça pour rigoler. Mais quand j’ai vu que les gens m’attendaient, je me suis dit qu’il fallait que j’ajoute une petite touche de professionnalisme. » De jeune lambda, il est alors devenu une véritable star des réseaux.

 

Une notoriété qui ne cesse de croître

Toniolife, c’est de la simplicité, de l’authenticité, et toujours un gage de légèreté, une combinaison qui plaît évidemment aux jeunes. L’artiste met en scène des éléments de sa vie quotidienne, à commencer par ses proches qui apparaissent parfois à l’écran : « Ma famille et mon entourage ont été là dès le début pour me soutenir. » explique-t-il avec reconnaissance. L’humour d’Alexandre convainc rapidement, de quelques vues, il grimpe sans jamais s’arrêter. Aujourd’hui encore, son audience est en progression, et ses vidéos ne descendent plus en dessous du million de vues à chaque publication. Sur les réseaux, il a également bâti une base de fans impressionnante : 907.000 fans sur Facebook, 328.000 followers sur Twitter, et même 950.000 sur Instagram. Des chiffres colossaux pour un garçon qui n’a encore que 21 ans.

Après ses cartons sur le web, il récolte le très prestigieux Prix Spécial melty Talents House, au Grand Rex, le 6 février 2017. Cette même soirée, il demande sa compagne, Léa, en mariage, devant plus de 3000 spectateurs. Une soirée qui transforme sans doute un garçon en homme, et qui oblige à se fixer de nouveaux objectifs : « Le fait d’avoir demandé ma chérie en fiançailles c’est vrai que ça a été une source de motivation et c’est aussi à partir de ce moment là que j’ai commencé à grandir, et que j’ai entamé de vrais projets, que ce soit personnellement, désormais à deux, que professionnellement. »

 

La réussite tonitruante d’Alexandre lui a offert de multiples opportunités : « Des gens m’ont appelé très vite. Ce n’était pas des appels de grosses agences mais plutôt des publicités sur les réseaux sociaux, des marques qui voulaient qu’on s’associe. » Après avoir accepté quelques contrats, il a eu la chance de réaliser une webserie, disponible sur YouTube, intitulée « Débordé ». Ses premiers pas d’acteur.

« Le cinéma ce n’est plus un rêve, c’est un but maintenant »

Au moment d’évoquer son futur, Alexandre ne tergiverse pas trop. L’évidence est là, il semble taillé pour le septième art. Pas de précipitation pour autant de son côté : « Entre faire des vidéos sur internet ou Snapchat et être sur grand écran, c’est totalement différent… Ce sont deux mondes. » Pourtant, il ne se dérobe pas : « Le cinéma, ce n’est plus un rêve, c’est un but maintenant. Avant pour moi ce n’était un monde accessible qu’aux autres. Mais j’ai commencé à avancer le jour où j’ai arrêté de me donner des excuses. Je me suis dit pourquoi pas moi ? »

Son parcours semble maintenant lancé vers la comédie : « Ma source d’inspiration au cinéma c’est Louis de Funès. C’est mon acteur préféré. Ce mec là est tout bonnement incroyable… C’est un génie ! Chez lui, c’est son jeu de visage qui me plaît le plus. Du coup, dans mes vidéos, je travaille mes expressions, c’est la petite touche que je veux apporter.« 

« Ce qui a fait la différence, selon moi, dans ce milieu là, c’est le travail. Je me suis donné à fond pour réussir, j’avais une volonté de fer, et je pense que c’est pour ça qu’aujourd’hui j’en suis là. » Après avoir réussi à se faire une belle place dans un secteur pourtant très concurrentiel, il lui faudra maintenant garder la même recette pour conquérir les salles de cinéma.

Un discours toujours positif, un parcours singulier. Alexandre Antonio est un beau reflet du meilleur de sa génération. 

 

Shady Menard et Julien Duroux

Écrit par IEJ3DWEB