The Economist désigne la France « pays de l’année 2017 »

Le célèbre magazine libéral britannique a sacré la France dans son très subjectif classement annuel publié mercredi. 

Cocorico. Dans son édition de mercredi, le magazine britannique The Economist vient de sacrer la France « pays de l’année 2017 ». Un beau cadeau d’anniversaire pour le président de la République, Emmanuel Macron. Une récompense néanmoins anecdotique lorsque l’on connaît la ligne ultra libérale fièrement affichée par le magazine.

 

Chaque année depuis 2013, l’hebdomadaire britannique désigne « un pays, de n’importe quelle taille, qui a changé significativement pour le mieux au cours des douze derniers mois, ou rendu le monde meilleur ». Le magazine avait choisi la Tunisie en 2014 ou encore la Colombie l’année dernière.  Mais pourquoi The Economist a-t-il choisi la France cette année ?

 

« En 2017, la France a déjoué toutes les attentes »

Si la France est le pays de l’année pour le magazine, c’est avant tout grâce à l’élection d’Emmanuel Macron. « En 2017, la France a déjoué toutes les attentes », écrit le magazine. « Emmanuel Macron, un jeune ex-banquier qui n’avait le soutien d’aucun parti traditionnel a gagné la présidence ».

Pour le magazine libéral, son élection est une bonne chose pour la France.  « Cela a donné de l’espoir à ceux qui pensent que le vieux clivage droite-gauche est moins important que celui entre l’ouverture et la fermeture. Monsieur Macron a fait campagne pour une France qui est ouverte aux gens, aux biens et aux idées venues de l’étranger et pour le changement social à la maison. »

L’hebdomadaire va même plus loin en soulignant qu’Emmanuel Macron a réussi à éjecter la « vieille garde » hors de l’Assemblée au profit de jeunes députés. Une remarque qui n’a pas échappé au parti du Président, La République en marche.

 

Au-delà de saluer la victoire d’Emmanuel Macron, le magazine libéral souligne les réformes menées par le nouveau président français et balaye toutes les critiques de narcissisme qui pèsent sur lui. « Ils oublient peut-être qu’avant son arrivée, le pays semblait irréformable – et ne laissait le choix aux électeurs qu’entre la sclérose et la xénophobie ».

The Economist conclut son hommage en remerciant le président français d’avoir éliminé Marine Le Pen qui, en cas de victoire, aurait « détruit l’Union européenne».

 

Paul Lauterbach

Écrit par IEJ3A

Laisser un commentaire