Thaïlande : l’ex première ministre accusée de corruption
Yingluck Shinawatra au Forum Mondial Economique de 2012  Photo par Moritz Hager pour World Economic Forum

Yingluck Shinawatra au Forum Mondial Economique de 2012
Photo par Moritz Hager pour World Economic Forum

Yingluck Shinawatra est désormais interdite de pratiquer la politique pendant cinq ans. Une décision prise vendredi par le Parlement de Thaïlande à 190 voix contre 18. Mais la junte militaire au pouvoir ne semble pas encore satisfaite de son sort. Elle vient d’ouvrir une enquête pour corruption contre l’ancienne première ministre.

 

Yingluck Shinawatra, l’ancienne première ministre thaïlandaise, est accusée de corruption par la junte, dirigée par le général Prayuth. Alors qu’elle était au pouvoir depuis 2006, après avoir succéder à son frère déchu par un coup d’Etat, Yingluck Shinwatra aurait mis en place un système de subvention aux riziculteurs permettant à l’Etat d’acheter du riz 50% moins cher que sur la marché. Une réforme économique qui aurait pu rapporter énormément à l’Etat mais s’est avéré être une catastrophe. Un bilan négatif dont se sert actuellement les putschistes du 22 mai 2014 pour évincer définitivement Yingluck Shinawatra de la scène politique.

 

Le clan Shinawatra bénéficie d’une importante influence en Thaïlande. Régulièrement accusée de freiner le processus démocratique et de n’être que le pantin de son frère exilé, Yingluck Shinawatra est aujourd’hui une figure emblématique de la révolution contre la loi martiale imposée par le général Prayuth. Son inculpation dans cette affaire de corruption pourrait lui valoir une peine de prison. En attendant sa mise en examen, courant mars, elle est interdite de sortie de territoire.

 

Camille Evangelista

Écrit par agc