Les principaux protagonistes du conflit syrien étaient réunis hier en Allemagne à Munich pour tenter d’amorcer une résolution du conflit. Au terme d’une nuit de négociations, John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, ainsi que le représentant de l’ONU Staffan de Mastura, ont annoncé une « cessation des hostilités » qui prendra acte dans une semaine.

Le terme de « cessez-le-feu » n’a pas été utilisé par John Kerry, sous-entendant que cette « cessation des hostilités » ne devait en aucun cas être interprété comme un premier pas vers la fin de la guerre. Concernant les convois humanitaires, différentes villes ont été évoquées par le Secrétaire d’Etat américain : Damas assiégée par les rebelles, ou Madaya affamée par les forces gouvernementales. La situation humanitaire à l’intérieur des enclaves s’aggrave de plus en plus, alors que médicaments, nourriture et carburant manquent cruellement aux habitants. Autant de provisions que les convois humanitaires seront chargés de transporter, dans une sécurité relative. Un premier convoi a déjà pu parvenir jusqu’à Madaya ce matin.

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Vers une amorce de paix ?

C’est un premier progrès, ou du moins un signe de bonne volonté, dans le long processus vers la fin du conflit syrien, qui dure depuis 2011. Des négociations avaient bien été lancées début février entre Bachar Al-Assad et les rebelles, rapidement interrompue par une offensive de grande envergure des forces gouvernementales, appuyée par l’aviation russe. Une attaque qui n’a pas manqué de réduire à zéro les faibles progrès accomplis par les négociateurs des deux camps.

Reste que Daesh, troisième belligérant sur le sol syrien, n’est en aucun cas tenu de respecter cette cessation des hostilités, et a déjà prouvé ne faire aucun cas des aides humanitaires. L’ONU et ses convois devront donc composer avec cette menace.

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Julien Harel

Écrit par Julien Harel