Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré ce matin qu’il ne voyait aucune raison de mettre fin aux frappes aériennes russes contre les organisations «terroristes» en Syrie. Il réagissait à une demande de l’opposition syrienne.

l’ONU a officiellement annoncé lundi le début des discussions de paix sur la Syrie, à Genève. Un processus qui vise à engager les deux parties dans des discussions en vue d’une solution politique. Mais depuis trois jours, les discussions restent extrêmement fragile.

«Trois questions sont importantes pour nous, la levée des sièges, la libération de détenus, et l’arrêt des attaques contre les civils par les bombardiers russes (alliés de Damas) et par le régime», a déclaré le porte-parole de l’opposition, Salem al-Meslet.

Problème : La Russie veut continuer. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a annoncé mercredi qu’il ne voyait aucune raison valable de mettre fin aux frappes aériennes. En cause, la présence d’organisations «terroristes» sur le territoire Syrien.

« Les frappes russes ne s’arrêteront pas tant que nous n’aurons pas définitivement vaincu les organisations terroristes comme le Front al Nosra. Et je ne vois pas pourquoi il faudrait mettre fin à ces frappes aériennes» la Russie a déployé ses troupes en Syrie depuis septembre dernier, un frein pour la paix que John Kerry a pointé du doigt.

Mardi les USA ont demandé à Moscou de suspendre ses RAIDS aériens pour permettre l’ouverture des négociations de paix sous l’égide des Nations unies.

Ce matin, l’émissaire spécial de l’ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura, a mis en garde, contre un « échec » des discussions de Genève. Des débuts poussifs marqués par la difficulté de réunir les deux parties.

 

Marie Bloeme

Écrit par Marie Bloeme