Mardi, l’organisation Etat Islamique a libéré plus de la moitié des civils capturés le week end dernier dans cette ville située dans l’est du pays. Le groupe terroriste détient encore 130 civils en otage, essentiellement de jeunes hommes.

Cet énième enlèvement de masse aura été plus court qu’à leurs habitudes. L’organisation djiadiste, Etat Islamique (E.I) a relâché mardi 270 des 400 civils qui avaient été capturés lors d’un assaut à Al-Bgheliyeh, banlieue nord-ouest proche de la ville de Dair az Zour et dans des secteurs alentours. Cette attaque aura engendré l’un de leurs pires massacres avec plus de 135 morts. Toutes les personnes enlevées sont de confession musulmane sunnite comme l’EI.

©Wikipédia

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L’observatoire syrien des droits de l’homme, citant ses propres sources du terrain rapporte que des femmes, des enfants de moins de 14 ans et des personnes âgées figurent parmi ces civils libérés.

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Pourquoi cette libération précipitée ? Beaucoup d’hypothèse, selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, ils ont été libérés après avoir été interrogés par les djihadistes de l’EI sur leurs éventuels liens avec le régime. Ils « ne vont pas revenir dans la ville de Deir ez-Zor mais vont réintégrer des tribus locales de cette province », a précisé celui ci.

Cette ONG déclare également que le groupe terroriste aurait enlevé 50 personnes supplémentaires mardi durant des raids toujours dans le secteur de Dair Az Zour passé sous le contrôle du groupe radical sunnite depuis 5 jours. Le régime contrôle maintenant des portions de Deir az-Zour ainsi qu’un aéroport militaire à proximité, malgré les attaques répétées de l’EI.

Agathe Peroceschi

Écrit par Agathe Peroceschi