Syrie : La Turquie poursuit ses frappes contre l’opposition kurde
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Le président Turc Recep Tayyip Erdogan. (Source photo commons wikimédia)

Pour la deuxième journée consécutive, l’armée turque à bombarder dimanche les positions Kurdes en Syrie. Damas a aussitôt condamné les bombardements et demandé à l’ONU d’intervenir.

Des cibles kurdes ont été visées près de la ville d’Azaz, et l’armée turque a également riposté à des tirs du régime syrien sur un poste militaire dans la région de Hatay (dans le sud de la Turquie). Samedi, des bombardements turcs avaient déjà visé des secteurs contrôlés par les forces kurdes dans la province d’Alep. Une source militaire turque avait déclaré à l’agence Anatolie que l’armée avait riposté à des tirs lors de deux incidents distincts. D’après le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, dans un entretien téléphonique avec la chancelière Allemande dit qu’il s’agit d’une « réponse adéquate » aux « actions agressives » des Kurdes du Parti de l’union démocratique en Syrie.

Alors que les négociations se poursuivent pour tenter d’avancer diplomatiquement sur le règlement du dossier syrien, la situation se complique sur le terrain. Si Washington et Moscou ont trouvé un début d’accord cette semaine à Munich en promettant un cessez-le-feu entre le régime et les forces rebelles, les dissensions entre les membres de la coalition sont de nouveau mises en lumière. La Turquie voit d’un mauvais œil ces progressions de l’YPG sur le terrain syrien. Elle refuse que les organisations kurdes bénéficient d’une zone d’influence importante à sa frontière.  avait d’ailleurs dénoncé mercredi dernier le soutien militaire des États-Unis à ses ennemis de Syrie.

Barbara Debout

Écrit par Barbara Debout