Syrie : négociations au point mort

Les Nations-Unies ont annoncé mercredi que les négociations de Genève sur le dossier syrien étaient interrompues jusqu’au 25 février. En cause, une incapacité à collaborer entre les parties prenantes. 

pixabay

Le symbole des Nations Unies

Les négociations de Genève pour la Syrie sont interrompues depuis ce mercredi 3 février, ont annoncé hier les Nations Unies. Staffan de Mistura, émissaire de l’Organisation des Nations Unies, explique « qu’il y a encore du travail à faire« .
La délégation de Damas, représentant le régime de Bachar El-Assad, et celle de l’opposition étaient réunies dans le cadre de pourparlers de paix. En cause, le régime de Damas qui maintient ses offensives miliaires, soutenu par des bombardements russes sur l’opposition.
Moscou et Damas sont donc pointés du doigt et accusés d’avoir seulement voulu gagner duhttp://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/syrie-plus-de-260-000-morts-et-un-drame-humanitaire-56b317a53570fdebf5b59cc2 en acceptant les discussions et de n’avoir jamais réellement désiré un processus de paix. 

A lire aussi : Les pourparlers de paix sur la Syrie suspendus après l’offensive du régime

Staffan de Mistura a déclaré en conférence de presse : « J’ai conclu franchement, après la première semaine de discussions préparatoires, que davantage de travail doit être accompli, pas seulement de notre part mais de la part des parties prenantes. » Les négociations sont donc interrompues jusqu’au jeudi 25 février, alors qu’aucun compromis ne semble avoir été trouvé depuis le début du dialogue. 

A lire aussi : La Russie « regrette » la suspension des pourparler de paix sur la Syrie

Une communauté internationale mobilisée

D’autres réunions réfléchissant à un accord de paix se tiennent actuellement ou devraient se tenir dans les semaines et les mois à venir,  pressées par l’urgence d’une guerre ayant déjà fait plus de 260 000 morts et des millions de réfugiés. Aujourd’hui a lieu une réunion de donateurs à Londres : des dirigeants du monde entier vont tenter de lever neuf milliards de dollars en faveur des réfugiés syriens, dans le but d’endiguer le flux migratoire actuel, que l’Europe peine à réguler. Le groupe international de soutien à la Syrie, composé d’une vingtaine de pays, dont l’Iran et la Russie, est aussi attendu à Munich le 11 février. 

 La guerre en Syrie, une urgence humanitaire absolue : un article de La Libre qui détaille les pertes causées par le conflit

Vidéo d’euronews sur la suspension des pourparlers  :    

Rafaëlle Dorangeon

Écrit par Rafaelle Dorangeon