Sunny Beach, l’Ibiza d’Europe de l’Est

Réputé comme «la» ville tendance pour faire la fête, Slantchev Priag ne cesse de gagner en popularité, attirant les jeunes de l’Europe entière malgré une certaine simplicité.


En Bulgarie, au bord de la Mer Noire, Slantchev Priag ou Sunny Beach, un lieu qui semble banal. Rien à visiter, à découvrir, mais une flopée de discothèques, de lieux de fêtes … et la plage. Un véritable paradis estival à un prix très attractif. Elue capitale de la fête pour les jeunes européens, cette petite cité située sur la Côte du Soleil, à quelques pas de Bourgas et Varna, est «la» ville à la mode cette année chez les jeunes fêtards.

«Cela reste une superbe expérience. On a trouvé une destination propice à la fête, dans un lieu paradisiaque et pas cher», résume Vincent, jeune Bordelais qui s’est rendu sur l’archipel bulgare à l’été 2016. Proche de la frontière turque, Sunny Beach présente de nombreux atouts qui en font une destination incontournable. Sous un temps tropical l’été, cette ville totalement artificielle permet à ses vacanciers de vivre des moments mémorables. A la plage ou dans un parc aquatique la journée, puis dans l’un des nombreux nightclubs une fois la nuit tombée.

 

Une alternative à Ibiza et autres terres festives

«Là-bas, le temps est chaud, il y a des filles et de l’alcool. Quand on n’a pas forcément les moyens de se payer des vacances à Ibiza ou Cancun, c’est parfait. L’ambiance en discothèque est chaleureuse et la musique internationale» ajoute Théo, lui aussi sur place durant l’été 2016. Une ville qui se veut internationale, principalement peuplée de touristes. «A Sunny Beach, on a essentiellement des étrangers, des jeunes et une majorité de fêtards. Les locaux sont rares et plutôt contents de voir les touristes car ils font vivre économiquement la ville. C’est comme une petite île, sur la côte on voit que des vacanciers. Et même les locaux sont surtout des saisonniers» explique Charlie, sorti de la plus grande école de barman d’Europe et venu passer une saison au Den Glade Viking, célèbre boite de nuit de Slantchev Priag.

 

Une population principalement étrangère due au simple fait que Sunny Beach est une ville estivale. Elle ne vit que de mai à octobre, au moment où il fait beau et chaud. Le reste de l’année, les habitants permanents n’ont ni couverture Internet, ni télévision et tous les «commerces» sont fermés. Tout s’arrête. Peu nombreux jusque là, les Français commencent à se laisser séduire, une information confirmée par l’ambassade de Bulgarie en France, qui n’a cependant pas souhaité nous en dire plus.

Territoire de la fête … et de l’insécurité

«Au moment où l’été arrive, Slantchev Priag devient une des destinations les plus prisées de Bulgarie», explique Alex, employé d’une agence de tourisme spécialisée dans les pays de l’Est de Paris, avant d’enchaîner, «elle doit principalement sa réputation aux échanges sur Internet et notamment sur les réseaux sociaux», qui l’ont élevé à son rang de ville «tendance».

Pourtant, malgré une attirance qui ne cesse de croître notamment grâce au bouche à oreille sur les réseaux sociaux, Sunny Beach reste «un endroit rustique, typique des pays de l’Est» confie Vincent. Face à une si grande présence de touristes à une même période, la sécurité reste incertaine, à cause notamment d’une grande consommation d’alcool. «On sent un air de corruption dans la ville, pour autant, on ne s’est jamais senti en danger pendant nos deux semaines de vacances» avoue Théo, ravi de ses vacances entre amis. Dernière chose à souligner, la prostitution présente dans la ville. A l’image de plusieurs cités de la fête, Sunny Beach n’échappe pas au phénomène.

Une ville qui présente ses atouts et ses inconvénients, mais qui reste un vrai paradis de la fête pour tous les jeunes Européens.

Hugo Sancet
Alexis Goudlijian

Écrit par IEJ3B