Stéphane Le Foll: «Je ne suis pas candidat à la présidence du PS mais candidat pour donner mes idées»

Stéphane Le Foll était l’invité de la matinale de France inter ce mercredi 20 décembre. (crédit : capture écran France inter)

Stéphane Le Foll était l’invité politique de Nicolas Demorand ce matin sur France Inter. L’ancien ministre de l’Agriculture, député PS s’est notamment exprimé sur sa position quant au futur du Parti socialiste en pleine crise. 

L’homme politique s’est exprimé sur l’avenir du Parti socialiste et sur le rachat du siège historique du PS qu’il voit comme un déchirement pour les militants «ce matin je pense aux militants surtout qui ont été fidèles et qui ont cotisé depuis des années (…) les militants sont toujours là, ils attentent seulement de savoir comment les choses vont évoluer et comment le PS peut se redresser mais si on ne leur donne pas rapidement des signes mêmes des militants fidèles pourront se lasser».

À la question de savoir si oui ou non il sera candidat à la tête du PS, il reste flou et ne souhaite pas clairement se prononcer: «J’ai déjà donné des signes car je veux participer à l’idée qu’on doit avoir du Parti socialiste dans ce contexte politique complètement bouleversé (…) Je ne suis pas candidat au poste, je suis candidat pour donner mes idées (…) l’enjeu c’est de savoir ce qui me motive et le reste on verra plus tard».

Le renouvellement générationnel n’est pas la solution 

Pour Le Foll, la question du potentiel successeur à la tête du PS n’est pas une question générationnelle. Pour lui rajeunir le parti ne passe pas seulement par des candidats plus jeunes comme Najat Vallaud Belkacem: «il y a toujours une Histoire, il y a toujours des choses qui font qu’on ne se construit pas sur rien (…) L’idée du renouvellement c’est vieux comme la politique, il n’y pas de nouveau monde là dedans c’est le vieux monde qui se renouvelle».

À la question de savoir si le PS a encore une place marquante sur la scène politique notamment face au parti de Jean-Luc Mélenchon et le mouvement «En marche», l’homme politique reconnaît que le PS est tombé aux oubliettes «j’ai le sentiment aujourd’hui qu’on n’est pas sur la carte (politique). Et pourtant, il faut y être, c’est un constat assez simple à faire. Mais entre le social-libéralisme incarné par Emmanuel Macron avec la réussite économique comme cœur du projet et Jean-Luc Mélenchon qui joue seulement sur la protestation, il y a un espace socialiste et évidemment, il faut s’en saisir pour porter le message».

Anastasia Wolfstirn

Illustré par Elisa Prejeant

Edité par Mané Alexanian

 

 

Écrit par IEJ3B