Une première en France, un camp de réfugiés aux normes humanitaires internationales ouvre ses portes aujourd’hui à Grande-Synthe près de Dunkerque dans le nord de la France.

Les migrants du camp de Basroch situé à Grande-Synthe vivaient dans une situation plus que précaire, sur une zone marécageuse. À partir de 10h ce matin, les réfugiés pourront commencer à déménager. Ils auront trois jours pour rejoindre le nouveau camp.

Ce site est le premier à répondre aux normes humanitaires internationales, il est financé en majorité par médecin sans frontières et la Mairie de Grande-Synthe. L’initiative n’est toutefois pas soutenue par l’État. Le camp accueillera 1500 personnes mais sa capacité réelle est de 2500 personnes.  La mairie et l’ONG ont opté pour des cabanons en bois mesurant entre 8 et 10 mètres carrés, et dans lesquels pourront être logés quatre personnes. Il y aura une buanderie, des WC et des espaces de restauration. Médecin sans frontières fournit une structure de qualité, ce qui changera à coup sur leur quotidien. Si le nombre de migrants augmentent, d’autres cabanons pourront être ajoutés. 

Les réfugiés du camp de Basroch sont en majorité des Kurdes irakiens. Selon un décompte de la préfecture du Nord, il y aurait déjà 1050 personnes recensées sur le camp. Selon MSF, ce chiffre est largement « sous-estimé ». Le camp de Basroch est le deuxième plus grand bidonville de France, après la « jungle » de Calais.

Barbara Debout

Écrit par Barbara Debout