Les gendarmes viennent de mettre fin à l’occupation de la « Zone à défendre » par les zadistes dans le Tarn. Une intervention qui fait suite à la décision  ce matin du conseil général du Tarn de construire un barrage réduit. Douze personnes ont été placées en garde à vue.

Sources : Wikipédia

Sivens (Wikipédia)

 

Les occupants illégaux contestaient le projet initial du barrage de Sivens, né en 2004 qui visait à irriguer les terres agricoles des environs. Il avait été voté il y a deux ans.

Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l’intérieur a déclaré à l’AFP :  

« Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a ordonné l’évacuation de la zad de Sivens » peu avant l’intervention des gendarmes.

Par ailleurs, le président du conseil général Thierry Carcenac avait demandé « l’expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre » de la ZAD il y a plusieurs semaines.

Lire : Sivens : 10 dates pour mieux comprendre 

Le chantier s’était arrêté en octobre dernier suite à la mort de Remi Fraisse, un jeune manifestant écologiste, après une échauffourée avec les forces de l’ordre. Depuis, ses opposants n’avaient pas quitté les lieux. Quarante zadistes se relayaient sur place pour empêcher toute construction.

Cette intervention des forces de l’ordre fait suite à une décision prise quelques minutes plus tôt par les élus du Conseil général du Tarn. Adoptée à quarante-trois voix contre trois, les élus locaux se sont prononcés pour réduire de moitié le réservoir par rapport au premier projet de barrage.

« Réaffirmer la nécessité de réaliser une retenue dans la vallée du Tescou et dire que cette retenue d’eau redimensionnée se fera sur la zone du projet» leur proposait Thierry Carcenac, le président du conseil général, à ses collègues de l’assemblée départementale.

Ségolène Royal présentait deux projets alternatifs au projet initial à la mi-janvier, en estimant peu après que le projet initial devait définitivement être abandonné.

Sur les deux alternatives qui leur étaient soumises, les conseillers généraux ont opté pour un Sivens « light », solution encouragée par leur président. Le nouveau projet réduit donc de moitié le réservoir

L’autre option était de construire un ensemble de quatre retenues plus petites, une à Sivens et trois autres un peu plus loin.

Aucune des deux alternatives n’étaient de toute façon acceptée par les écologistes.

Lauren Alimi

Écrit par antoinelauren