Serguei W, auteur de l’attentat de Dortmund face à la justice
Un bus de l’équipe de football de Dortmund similaire à celui attaqué (source : Wikimedia Commons)

Aujourd’hui s’ouvre un procès particulièrement attendu, celui du germano-russe Serguei W. Le suspect avait tenté de décimer l’équipe de football de Dortmund en avril dernier pour s’enrichir en bourse.

 

L’écho des explosions avait terrifié bien au-delà du monde du sport. C’était le 11 avril dernier, L’AS Monaco se prépare à jouer un match contre le club du Borussia Dortmund qui les accueille à domicile. Près de trois mille supporters azuréens font le déplacement pour cette rencontre de Ligue des champions. L’ambiance est au beau fixe dans le bus des sportifs, jusqu’aux détonations. Trois engins explosifs, remplis de clous, cachés dans une haie explosent. Par chance, mal positionnés, aucun mort ne sera à déplorer, deux joueurs seront blessés.

 

Procès

Tribunal de Dortmund, dix-huit audiences, trois mois de procès et un verdict prévue le 28 mars. Le suspect devra répondre devant la justice de 28 tentatives d’assassinat contre les joueurs qui se trouvés dans le bus visé par les bombes, ainsi qu’un motard de l’escorte policière. Plusieurs joueurs se sont constitués partie civile. Le suspect, motivé par l’argent avait tenté de faire passer cet acte pour terroriste en laissant sur place des lettres amenant à la piste du terrorisme islamique. En vérité, je jeune homme souhaitait tuer plusieurs joueurs pour faire chuter en bourse les actions du club contre lesquelles il avait spéculé à la baisse. Aujourd’hui il risque la perpétuité, si son plan avait fonctionné en plus d’un drame sans précédent dans le monde du football, il se serait enrichit de près de 506 275 euros (précision de l’acte d’accusation).

 

Traumatisme

Ce soir là, le motard du service d’escorte a eu les tympans endommagés et le défenseur espagnol Marc Bartra a été blessé au poignet évitant de justesse un clou projeté dans l’appui-tête de son siège. S’il n’y eu « que » deux blessés physique, les joueurs restent profondément traumatisés par cet évènement. Au-delà de l’impact humain, ce soir-là l’attentat raté a eu des conséquences sur le club de Dortmund. Si le match avait été, en accord avec la direction du club, reporté de 24h, les joueurs ébranlés par cet évènement avaient été largement battus et éliminés de la Ligue des Champions. Une défaite qui avait particulièrement énervé l’entraineur Thomas Tuchel, qui était monté au créneau face à Mr Watze, un dirigeant. Dénonçant un comme inhumain d’avoir fait jouer le match au lendemain de l’incident.

Les trois mois de procès s’annoncent éprouvant pour les joueurs qui vont devoir à nouveau faire face à ces souvenirs douloureux. Mais ils permettront aussi à tous de tourner définitivement la page sur cet épisode.

 

Pauline Fleury

Edité par Benjamin Teil

Écrit par IEJ3B