En allant rendre visite à Vladimir Poutine ce jeudi, Nicolas Sarkozy se positionne comme seul interlocuteur possible avec la Russie. 

Vision for the G20: Nicolas Sarkozy, Klaus Schwab

Nicolas Sarkozy (Copyright World Economic Forum /Photo by Moritz Hager)

C’est la deuxième fois depuis la fin de son mandat de Président de la République que Nicolas Sarkozy rencontre Vladimir Poutine. Une prise de position affirmée pour l’ancien chef d’état, qui déclarait en février dernier que « la séparation entre l’Europe et la Russie est un drame ».

En déplacement à Moscou jeudi 29 octobre, celui qui est désormais président des seuls Républicains a fait attention à ne pas critiquer l’actuel Président de la République, François Hollande, lors d’une interview télévisée : « Je ne veux pas polémiquer avec Monsieur Hollande ou avec qui que ce soit depuis la place rouge où nous nous trouvons aujourd’hui. »

Pas de diplomatie parallèle, quoique… 

Du côté de la droite, on assure que Nicolas Sarkozy ne fait pas de diplomatie parallèle. Ce qui ne l’a pourtant pas empêché de faire un discours de chef d’état passé, et pourquoi pas futur, face à des étudiants moscovites.

Nicolas Sarkozy a ainsi envoyé un pique à François Hollande, se plaçant comme l’unique homme politique à pouvoir faire évoluer les relations avec la Russie : «Je vais vous faire une révélation, je ne suis pas le porte-parole de François Hollande qui a déjà bien assez de mal à porter sa parole. Je me suis fait mon propre porte-parole. » 

 Steven Boullé

Écrit par stevia