Saisie d’armes chez deux marginaux d’ultra-droite

Suite à la saisie d’une trentaine d’armes et de munitions à leur domicile, deux personnes ont été interpellés hier, en Gironde. Ils projetaient de tirer sur une mosquée, à Lyon.

Police

Des perquisitions en Gironde ont abouti, hier, à l’interpellation de deux personnes et permis la saisie d’une trentaine d’armes. (source photo: france bleu)

Il y a une semaine, Bernard Cazeneuve annonçait au micro du journal « La Croix » qu’en France, les chiffres des actes anti-religieux avaient triplé depuis 2015.

De fait, au moment où ces chiffres explosent, les perquisitions menées dans le cadre de l’état d’urgence s’intensifient. Et hier, l’une d’entre elles a permis d’échapper à une nouvel acte anti-religieux, et plus précisément, anti-musulman.

Puisqu’à la suite d’une perquisition menée au domicile d’un père et de son fils à Belin-Béliet en Gironde, une trentaine d’armes et de munitions ont été saisies. Les deux individus, des marginaux appartenant à la mouvance d’ultra-droite, et dont la gendarmerie décrit comme « profondément racistes », projetaient de tirer sur une mosquée à Vénissieux, dans la banlieue de Lyon.

 

La question de l’état d’urgence se pose

Au moment de savoir si l’état d’urgence doit être prolongé au-delà du 26 février, Bernard Cazeneuve affirme qu’il « faut ajuster le dispositif en continu pour être efficaces, dans le respect rigoureux des principes constitutionnels » et que « les services continueront leur travail de surveillance sur les individus qui peuvent présenter un danger avec une totale vigilance ».

Quoi qu’il en soit, cette perquisition a une fois de plus démontré son efficacité. Depuis 2015, plus de 3 000 ont été conduites, et ont permis la saisie de 500 armes, dont 50 armes de guerre. De plus, 400 interpellations ont débouché sur 52 incarcérations.

 

Benjamin Britault

Écrit par Benjamin Britault