Renault revient en F1

Carlos Ghosn, le PDG de Renault, a annoncé hier le retour de la firme dans les paddocks. Le constructeur français revient sur les circuits après des semaines de tractations.

Renault prendra bien part à la saison 2016 de Formule 1 qui débutera mi-janvier en Australie. C’est un grand nom du sport automobile qui fait son retour après six ans d’absences. Retour sur les moments de gloire de la marque au losange.

Prost vers les sommets

La marque tricolore débarque en Formule 1 en 1977. Après des premières années d’adaptation avec son pilote référence Jean-Pierre Jabouille, l’arrivée d’Alain Prost quatre ans plus tard permet à l’écurie française de changer de dimension. En seulement trois saisons, Alain Prost ne cessera de faire progresser la marque au classement pilote et constructeur. Il a obtenu 9 victoires en grand prix, 9 pôles positions et finit les saisons respectivement 5ème, 4ème et second. Ces résultats lui permettent de s’engager avec Malboro McLaren avec laquelle il sera couronné champion du monde deux ans plus tard.

Alonso champion

Après 17 ans d’absences entre les années 1985 et 2002, Renault signe un retour remarqué. Fernondo Alonso arrive dès l’année suivante et va permettre à la marque de viser les sommets. Le pilote espagnol va remporter à deux reprises le championnat du monde de Formule 1 (2005 et 2006). Lors de ces deux saisons, Alonso va remporter 14 grands prix et sera présent à 29 reprises sur le podium. Des chiffres que le coureur n’a plus jamais réalisé. Outre ce sacre individuel, il permet, en compagnie de son coéquipier italien Giancarlo Fisichella, d’offrir à Renault deux titres de champion du monde constructeur. Les deux seuls que la marque au losange compte à ce jour. Une période faste.

Renault revient donc au devant de la scène. Dans le communiqué de la marque, Carlos Ghosn ne fixe pas d’objectif précis :

« Notre ambition est de gagner, même si raisonnablement, cela prendra du temps » avant d’ajouter « En redevenant une écurie à part entière, Renault pourra tirer pleinement profit de ses victoires. Le positionnement de motoriste avait du sens mais il a montré ses limites. Le retour sur image et sur investissement, rendu nécessaire par le nouveau règlement moteur, était faible.« 

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Antoine Guimbert

Écrit par Antoineguimbert