Sollicités lors des interventions importantes, ces deux brigades ont des rôles pourtant différents. Revue de ces groupes de policiers et gendarmes d’élite.

LE RAID : Force spéciale de la police

Les « hommes en noir » du RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion), très sollicités comme les autres brigades depuis vendredi sont au nombre de 200 environ. Le RAID est créé en 1985. Divisés en groupes d’intervention spécialisés, ils sont discrets et anonymes. Leur mission : lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Il est directement rattaché à la direction générale de la police nationale. Ce sont des policiers d’élite. Ils interviennent généralement en « zone police », c’est à dire en milieu urbain. Ils sont différents des hommes du GIGN, qui eux sont sollicités en « zone gendarmerie », des secteurs plus ruraux mais aussi à l’étranger. Les hommes du RAID sont évidemment intervenus lors des attentats de janvier contre Charlie Hebdo, et pendant ceux de vendredi dernier au Bataclan et dans les autres endroits de Paris. Le dernier assaut remonte à mercredi pendant les évènements de Saint Denis. Il faut également retenir l’importante prise d’otage de « Human Bomb » en 1993 à Neuilly-sur-Seine et le siège de l’appartement de Mohammed Merah en 2012.

LA BRI : Enquête et intervention

Les policiers de la Brigade de Recherche et d’Intervention ont la compétence pour participer activement au travail d’enquête contrairement aux autres unités d’élite. On en compte aujourd’hui une cinquantaine. La BRI, aussi appelée « l’antigang » cumule donc les fonctions de police judiciaire comme la surveillance, la collecte de preuves, et les interventions spéciales. C’est une unité fédérée avec le RAID au sein de la FIPN, la Force d’Intervention de la Police Nationale. Elle est créée en 1964 à Paris et dépend directement de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. A partir de 1977, d’autres BRI ont été créées dans les grandes villes de France : on en compte quinze aujourd’hui qui dépendent de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO). Elle est par exemple intervenue aux côtés du RAID lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

 

Clara Tellio

Écrit par claratellio