Rafale : les négociations en cours avec l’Égypte

Le Caire serait en négociations « très avancées » avec Paris pour acquérir 24 avions de chasse de type « Rafale », selon le journal Les Échos. Les deux États sont sur le point de boucler le plan de financement portant sur ces appareils mais également sur une frégate. Un plan de financement compliqué au vu de la situation économique égyptienne. Montant de l’opération : environ 5 milliards d’euros !

Et c’est bien là le principal problème à cette transaction. Car l’Égypte n’a pas totalement les moyens de ses ambitions, étant donné la situation économique et budgétaire très tendue du pays, dont le déficit public dépasse les 10%. De plus, les Égyptiens souhaitaient que Bercy finance la totalité de leurs achats. Ce qui a été refusé par le Trésor« d’accord pour vous aider à financer une partie, mais une partie seulement. A vous de compléter le financement ». Finalement, l’Égypte aurait décidé de mettre la main à la poche. La garantie de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) porterait donc désormais sur environ 50 % des contrats, ce que l’État Français serait sur le point d’accepter. Un point obligatoire pour boucler le plan de financement. Une fois réalisé, il ne restera plus qu’à constituer un « pool bancaire » qui devrait réunir la BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole.

Un acompte très élevé

L’Égypte, qui souhaite récupérer les Rafales pour cet été afin de voler au dessus de Suez, devra prouver la solidité de son projet en versant un acompte record, au vu de la rapidité des pourparlers (3 mois) : selon leurs sources, Les Échos annonce un acompte d’au moins un demi-milliard d’eurosL’Égypte deviendrait alors le premier client étranger dans l’export de Rafales.

 

Julien Peronnet

 

Écrit par corjul