Navire de la SNCM dans la Méditerranée @Flickr

Navire de la SNCM dans la Méditerranée @Flickr

Seuls, Christian Garin et Daniel Berrebi ont déposé une offre ferme de reprise de la SNCM. L’entreprise est en redressement judiciaire depuis novembre et l’emploi de 1.700 salariés est en suspens.

 

Les 1.700 employés de la SNCM retenaient leur souffle ce matin. Le délai pour le dépôt des offres de reprise était fixé à 11h. On connaît le nom des candidats au rachat de l’activité de la Société Nationale maritime Corse Méditerranée. Les candidats doivent se soumettre aux exigences de Bruxelles. La première d’entre elles : la gestion actuelle de l’entreprise doit être réformée. La seconde : il faut assurer le maintient de l’activité.

 

A chacun ses faiblesses

 

L’armateur français Daniel Berrebi est le premier à avoir proposé de reprendre la SNCM. C’était l’été dernier. Il promettait alors de reprendre l’ensemble de la SNCM. Et même de conserver le pavillon français sur la Corse. Pour relancer l’activité de l’entreprise, il proposait, sur FranceInter, d’augmenter l’offre sur le Maghreb. Cela passera cependant par un plan social drastique mettant en péril près de 900 emplois.

 

Le Français Christian Garin semble avoir toutes les cartes en main pour signer le contrat. Tout d’abord le directeur de Port de Marseille et du Syndicat des armateurs de France prévoit de conserver plus d’emplois que son collègue. Il dispose également de l’aide de plusieurs collaborateurs étrangers. De plus, il propose de renouveler entièrement la flotte de la SNCM, financée par la société sud-coréenne Daewoo.

 

Malgré la fermeture de l’offre d’appel, on attend encore des dossiers. Comme celle de l’armateur danois DFDS. En revanche, l’Italien GNV a retiré le sien de la table des négociations.

Camille Evangelista

Écrit par agc