Qui était Andreas Lubitz ?

Andreas Lubitz est sorti de l’anonymat. Tristement. Ce jeune allemand de 28ans, pourtant pilote de ligne passionné par son métier, et sportif à ses heures perdues, a provoqué le crash de l’airbus A320 de la Germanwings. Un côté pile, un côté face.

Un côté pile, comme ses deux résidences officielles : sa maison familiale à Montabaur (Rhénanie-Palatinat), sa ville natale où vivent toujours ses parents, dont il était très proche. Et un appartement à Düsseldorf, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Andreas Lubitz a fait ses gammes de jeune pilote au LSC Westerwald, une association aéronautique locale de Montabaur. Il y a 14 ans, il devient membre de l’association de vol à voile locale, et passe avec brio son premier brevet de pilotage. Certains de ses amis l’appellent « le fou de l’aviation ». Mais Andreas était également un grand sportif, participant plusieurs fois à des marathons, notamment celui de la Lufthansa.

Crash de l’A320 : Andreas Lubitz, suspect numéro un. ©Bild

Andreas était comme le commun des mortels. Il planait sur du David Guetta, croquait les Burger King à pleines dents, et jouait au bowling. En 2008, il commence sa formation dans l’école de la Lufthansa, à Brême. Et là, le côté face. Andreas, instable psychologiquement, interrompt prématurément sa formation durant plusieurs mois. Une année 2009 ponctuée de burn-out ou de dépression, selon ses amis proches. Andreas devient alors le petit steward de Lufthansa. Mais il ne supporte pas de ne pas voler. « L’obsédé de l’aviation » entame alors une nouvelle formation, en onze mois seulement. Un durée pas si inhabituelle pour la compagnie. En 2013, il devient alors « premier officier » chez Germanwings, la filiale low-cost de Lufthansa. Mais sa nomination va coûter très chère. 630 heures de vol, un certificat de la Federal Aviation Administration (FAA) et tests psychologiques passés avec succès. Un « Yes you can » général, qui le conduira à monter à bord du vol 4U9525 comme copilote de l’airbus A320, ce mardi 24 mars 2015. Ce dernier a volontairement fait chuter l’appareil de 38 000 pieds à 96 pieds. Pour un triste bilan de 150 morts.

Julien Peronnet

Écrit par corjul