Qui est Mike Pence, nouveau vice-président des Etats-Unis ?

Chrétien, conservateur, pro-life … Le nouveau vice-président est aussi plus lisse que Donald Trump dont il a rattrapé les pots cassés durant la campagne. 

Le 21 juillet dernier, Mike Pence, 57 ans et père de trois enfants, acceptait officiellement son investiture comme vice-président de Donald Trump. A l’issue du scrutin du 8 novembre, le contrat est rempli, il épaulera Donald Trump à la Maison Blanche.

Drôle de destin pour cet ancien présentateur radio, originaire du Midwest, qui a grandi dans une famille catholique irlandaise, pro démocrate.

Ce chrétien ultra conservateur a permis au candidat républicain de conquérir l’aile plus traditionaliste du parti. L’avocat de profession siège à la Chambre des représentants des États-Unis de 2001 à 2013 avant de devenir gouverneur de l’Indiana le 14 janvier 2013.

C’est après avoir entendu un discours du président Ronald Reagan, qu’il aurait rejoint les rangs républicains. Il se décrit lui-même comme « un chrétien, un conservateur et un républicain, dans cet ordre ».

Proche de la droite évangélique, le quinquagénaire s’est illustré cette année par le vote d’une loi contre l’avortement parmi les plus restrictives du pays.

L’an dernier, il s’était attaqué à la communauté lesbienne, gay, bisexuel et trans (LGBT) en passant un texte autorisant certains commerces à refuser de servir des personnes homosexuelles «au nom de leurs croyances ».

Paradoxalement le rôle de Mike Pence est principalement de pondérer les propos virulents du magnat de l’immobilier. Quand Trump appelle la Russie à trouver les 30 000 mails manquants de Hillary Clinton, Pence sanctionne l’interférence de Moscou dans l’élection présidentielle américaine. Le gouverneur de l’Indiana condamne fermement les propos sexistes de Trump sur les femmes. De nombreuses excuses qui lui ont valu d’être surnommé « monsieur Propre » par le Washington Post ou « l’excuseur en chef » par CNN.

Les deux hommes n’ont cessé de se contredire sur de nombreux sujets. Sur l’économie, le gouverneur de l’Indiana soutient l’accord de partenariat transpacifique alors que Trump le qualifie de « viol » pour l’économie américaine. Sur le conflit syrien, Mike Pence appelle à « frapper des cibles militaires du régime Assad », Trump désapprouve. Le candidat républicain veut interdire l’entrée des musulmans aux Etats-Unis, Mike Pence qualifie l’idée d’« insultante et inconstitutionnelle».

Donald Trump a choisi Mike Pence pour « l’unité du parti ». Bénéficiant du soutien d’une large partie du camp républicain, son rôle sera crucial pour les quatre prochaines années.

 

Mahmoud MEBAREK

Écrit par Mahmoud Mebarek