Quel avenir pour le droit d’asile en France ?

Lundi 18 décembre était la journée internationale des migrants, une occasion alors pour le gouvernement de revenir sur la complexité de la question migratoire et d’éclaircir sur le droit d’asile.

Ce lundi 18 décembre au soir à la Villette, demandeurs d’asile, riverains et élus se sont rassemblés pour réclamer une gestion différente du droit d’asile en France. Ce à quoi le gouvernement compte répondre en mars prochain.

Si l’objectif est de renforcer le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière, l’enjeu de ce projet de loi est aussi d’accélérer le traitement des demandes d’asile dont les délais sont très longs.

Invité au micro d’ Europe 1 pour défendre ce projet de loi, Gabriel Attal, député LREM, a rappelé qu’aujourd’hui la France a « une procédure d’asile qui marche mal, qui dure longtemps, avec des gens qui attendent 14 ou 18 mois dans des centres d’hébergement« .

Ce droit, inscrit dans la Constitution Française et reconnu par la Convention de Genève de 1951, repose sur un devoir de protection des personnes menacés dans leurs pays. Si le droit d’asile en France est craint par certaines associations pour son manque d’efficacité, les fuites survenues dans la presse au milieu de l’été sur le contenu du projet de loi ont mis le feu aux poudres dans le milieu associatif.

Jean-François Dubost, responsable du Programme de Protection des populations chez Amnesty France, reste très sceptique sur ce projet de loi à venir, il n’y voit « aucun renouvellement des idées« .

Eloïse Sibony

Écrit par Eloise Sibony