Que répondre aux pires arguments sur l’affaire Weinstein?

Depuis l’affaire Weinstein, la paroles des femmes se libère et le harcèlement, qu’il soit verbal ou sexuel, est dénoncé. Certains continuent pourtant à trouver des circonstances atténuantes. Voici comment leur répondre.

Affaire Weinstein, début Octobre. Le New York Times révèle une enquête, accusant le célèbre producteur hollywoodien Harvey Weinstein d’agressions sexuelles sur plusieurs actrices. Une histoire qui choque, mais qui va particulièrement faire écho sur le sol français, déclenchant un amas de révélations plus terrifiantes les unes que les autres. En 2017, Weinstein a contre son gré rendu la parole aux femmes.

De la blague sexiste au viol aggravé en passant par des attouchements déplacés, la toile se révolte et crée des hashtags : #BalanceTonPorc ou encore #MeToo. Sur les réseaux sociaux, une déferlante de témoignages dénonce l’intimidation quotidienne des femmes dans l’espace public, au travail ou encore dans leur environnement familial. Une manière de provoquer la honte du côté des agresseurs, qui était présente jusqu’ici uniquement chez les victimes. Cette fameuse honte, qui faisait taire les femmes, soucieuses de garder leurs emplois ou par peur de représailles. 

Alors, si à l’occasion du dîner de Noël l’oncle Marcel (qui a un peu trop forcé sur le champagne) continue de douter de l’opportunité de cette libération de la parole, voici quelques arguments pour lui répondre. C’est Céline Piques, porte-parole de l’association Osez Le Féminisme qui les donne.

Une prise de conscience  

En parallèle, la riposte politique se prépare. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, un nouveau gouvernement voit le jour comprenant Marlène Schiappa, ministre chargée de l’égalité hommes/femmes. Soucieuse du changement qui doit rapidement être opéré, elle présente son projet de loi le 17 octobre dernier à l’Assemblée. Son but, préparer des policiers qui vont être recrutés au nombre de 10 000, pour « interpeller et amender les personnes qui intimident les femmes dans l’espace public ». Un projet aux avis mitigés quant à son efficacité, mais « symbolique » pour Mathieu Pontécaille, conseiller personnel de Madame la ministre : « C’est important de dire ce que la République autorise ou n’autorise pas ». 

Outre l’aspect politique, l’engouement autour de ces actes sont tels que les associations de soutien aux femmes agressées sont submergées. Le 3919, numéro d’urgence contre les violences conjugales, ne cesse de sonner. Le personnel doit filtrer les demandes et l’on se rend compte rapidement que le phénomène de violences quotidiennes est un véritable fléau et malheureusement, très courant dans les foyers français.

Fiona Henneman

Écrit par IEJ3A

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