BCE : le « quantitative easing » pour alléger la pression sociale

La BCE va créer de la monnaie afin de lutter contre la déflation et combler les dettes des Etats membres. Cela permettra également d’éviter de propager une tension sociale bien réelle.

 La Banque centrale européenne va annoncer ce jeudi son plan pour lutter contre la déflation. Bloomberg et le « Wall Street Journal » évoquaient hier la création de 50 milliards d’euro mensuel. Ce plan devait durer douze mois, mais il pourrait être prolongé de six mois supplémentaires. Le programme massif d’achat de dette, pourrait donc atteindre 900 milliards d’euros.

Cette initiative a pour but de stopper la récession qui sévit dans les pays de la zone euro. Ainsi, cela permettrait d’éviter une crise sociale motivée par le chômage qui pourrait être dramatique pour les pays européens.

La conjoncture économique actuelle est telle, qu’elle est propice à une augmentation de la pression sociale. En effet, cette tension sociale motivée par la crise et le chômage n’est en rien productive pour les pays. C’est pour cela qu’en rachetant une partie des dettes des pays européens, la BCE doit permettre de réveiller la croissance pour aider les états membres à atteindre pleinement leur potentiel. Tel est la force du « quantitative easing ». L’injection des liquidités ne va créer aucune dette et va permettre de déjouer la déflation, phénomène économique très dangereux.

 

Ray Dalio, patron de Bridgewater (l’un des fonds d’investissements les plus importants dans le monde), explique l’intérêt du « quantitative easing » :

Jeffrey Bevilacqua

Écrit par jeffyasser