Quand les insectes s’invitent dans l’assiette

Même si l’idée peut effrayer, il se pourrait bien que les grillons et autres sauterelles fassent partie de nos repas dans les années à venir. Tour d’horizon de ce nouveau mode de consommation qui pourrait bien dicter notre futur.                  

Frits, en salade ou en sauce, les insectes s’invitent désormais dans nos assiettes et ne sont pas près de les quitter. Si la pratique commence seulement à gagner le cœur de certains Européens en quête de défis et d’aventure, elle est courante en Asie et en Afrique. Pour nos voisins orientaux, manger un criquet à l’apéro est tout à fait banal.

Une aubaine pour L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO), qui ne cesse d’encourager ce nouveau mode d’alimentation. Selon l’organisation, manger des insectes permettrait de nourrir les neuf milliards d’êtres humains attendus pour 2050. Et si cela peut sembler étrange, se nourrir d’insectes est une pratique qui ne date pas d’hier. En effet, l’entomophagie (l’art de manger des insectes comestibles) remonte à la préhistoire.

Aujourd’hui, la tendance est bel et bien d’actualité et de plus en plus de food-trucks ou de bars proposent de déguster sauterelles ou autres grillons. Cependant, les Européens et particulièrement les Français, n’en sont pas encore très friands, la faute à une certaine appréhension à l’idée de manger ces petites créatures. Cette pratique n’est donc pas encore tout à fait entrée dans les mœurs, d’autant plus qu’en Europe, il reste compliqué de commercialiser des petites bêtes. En effet, la distribution à grande échelle d’insectes nécessiterait une autorisation de mise sur le marché qui n’a pas encore été établie par le gouvernement. Pour le moment, il est donc interdit de commercialiser des insectes. Le ministère de l’Agriculture étudie la question mais en attendant, les autorités ont décidé, dans la plupart des cas, de ne pas réglementer la vente et la consommation. La pratique est donc tolérée et le marché européen peut par conséquent se diversifier et tenter de rattraper son retard. De la farine de molitors aux sablés d’insectes, en passant par les barres énergisantes, il n’y a plus qu’à se lancer et à passer à table !

 

Mathilde Poulain

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Écrit par Solène Quillot