Mardi 7 novembre, SUD-Rail, un des syndicats de la SNCF, a annoncé avoir engagé une action de groupe contre la compagnie ferroviaire pour discrimination envers ses salariés handicapés. Un problème qui ne touche pas que la SNCF loin de là…

La SNCF discrimine-t-elle ses salariés handicapés ? Mardi 7 novembre le syndicat Sud-Rail a en tout cas engagé une action de groupe contre la société. En mars dernier, SUD-Rail avait pourtant ouvert une phase de négociation avec la SNCF afin de discuter de l’aménagement de leur poste de travail. Mais sans grand succès : le syndicat estime que la direction de l’entreprise « propose un accord handicap encore pire que les précédents ». Dans 15 jours sud-rail réunira son conseil fédéral pour décider ou non, d’engager la phase judiciaire contre la SNCF, devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Selon une étude de l’Insee, 41% des jeunes affirment avoir subi des discriminations au travaille quant à leur condition. Le handicape ou l’état de santé représente la seconde cause de discrimination (19%), derrière les discriminations raciales.

Dans le milieu professionnel, le taux de chômages est 2 fois supérieur à celui des personnes valides.  « Même si la position des entreprises changent progressivement, les stéréotypes sur les personnes handicapés persistent. Les recruteurs craignent souvent qu’ils soient plus lents, plus absents et moins dynamiques que les valides. De plus, le handicap fait peur: il renvoie à des angoisses chez beaucoup de gens », explique Patrick Blum, consultant chez Accordia et auteur du guide Personnes Handicapées: recruter sans discriminer.

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Que dit la loi?

En 2005, la loi sur l’égalité des chances est votée; elle oblige les entreprises à embaucher 6% de travailleurs en situation de handicape, si elle emploie au totale plus de 20 salariés. Une amende est même prévu en cas de non respect de cette dernière. Entre 400 et 600 fois le SMIC horaire pour chaque personne handicapé qui n’est pas employée. Dans le cas ou l’entreprise n’emploierait aucun travailleur handicapé, l’amende peut monter jusqu’à 1500 fois le SMIC.
Malgrès la menace de réprehension, seule une entreprise sur 2 respecte les quotas imposés par la loi.

Marie Bloeme.

Écrit par IEJ3B

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