Quand la reconversion s’impose

Changer de vie. C’est l’une des raisons pour laquelle plus d’un million de français se lancent dans le micro-entreprenariat. Ce statut, crée en 2008, est vivement prisé. Mais pourquoi ?

Qui sont-ils ? Depuis 2016, on parle de micro-entrepreneurs et non plus d’auto-entrepreneurs. Parmi eux, il existe une parité presque parfaite. En effet, en 2015, le taux de femmes micro-entrepreneurs s’élevait à 41% alors qu’il était de 59% pour les hommes. En ce qui concerne leur situation, 39% sont sans activité, 22% retraités, 22% salariés actifs. Leurs domaines d’exercice : le service aux particuliers, qui prédomine, suivi du service aux entreprises, le commerce ainsi que le BTP.

Selon l’Insee, 190 000 personnes avaient déjà déposé un dossier au premier semestre 2010. Fin 2014, le réseau des Ursaaf comptabilise 982 000 micro-entrepreneurs. Cette vive progression s’explique par différents facteurs. La majorité des personnes concernée souhaite tout abandonner pour vivre pleinement leur passion. Chloé Rossi, 24 ans, a travaillé pendant plusieurs années dans l’immobilier. Un jour, elle a eu un déclic : « Je n’aimais pas ce que je faisais ! Ma réelle envie, c’était de danser jour et nuit. J’ai donc parcouru Melbourne, Berlin et Paris et j’ai créé ma propre troupe ! ». Alors que certains souhaitent s’épanouir, d’autres privilégient une indépendance totale, veulent sortir du chômage ou percevoir un revenu convenable en complétant un temps partiel.

Le statut de micro-entrepreneur est très facile d’accès. Il suffit de s’inscrire directement en ligne pour créer sa propre entreprise. Simplifiant le paiement de cotisations sociales, des impôts, de certaines taxes, il attire de plus en plus de monde. Or, quelques limites subsistent. En effet, ces personnes sont confrontées à de réels problèmes. Il faut trouver un logement, réussir à maintenir un revenu stable, faire face aux charges et être totalement indépendant. 

Marius a 56 ans. Auparavant cuisinier, il a décidé de tout plaquer il y a quatre ans pour exercer sa passion : l’affûtage de couteaux. Il a crée sa propre entreprise … dans sa voiture ! Découvrez-le à travers ce reportage photo et audio …


Marius, affûteur ambulant par IEJNews

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Julie Breon et Mahura Dubois

Écrit par margot.maucuit