Quand François Hollande flirte avec les dictateurs

On a souvent reproché à Nicolas Sarkozy de s’être associé à Bachar Al Assad ou encore Mouammar Kadhafi, pourtant François Hollande côtoie lui aussi son lot de dictateurs.

En mai dernier, le Président français rencontrait le Roi Salman à Riyad en vue de renforcer le lien économique entre les deux alliés. Au premier abord, rien de choquant, pourtant afin de combattre la crise économique, la France se rend de plus en plus financièrement dépendante de l’émirat. Une attitude qui interpelle puisqu’elle vient d’un état qui se déclare “terre des droits de l’homme”. Comment expliquer alors que le chef d’un tel état serre la main de monarques absolus qui en plus d’appliquer un islam radical, use de la peine de mort ?

Cependant, l’Arabie Saoudite n’est pas le seul allié incongru de la France. Sous le mandat de François Hollande, le pays a ouvert les bras à Cuba. A tel point point que Raul Castro sera à Paris la semaine prochaine. Si la France est loin d’être le premier pays à s’être ouvert à la dictature castriste en 2015, il est l’un des seuls qui en vient à recevoir son chef d’état. L’hexagone fervent défenseur de la liberté d’opinion et de presse s’associe à Raul Castro, qui lui, applique une politique autoritaire responsable de l’exil de milliers de cubains chaque année.

Reste l’Iran dont le Président est en visite en France en ce moment même. Mais l’associer au deux autres serait aller trop loin. Si la République islamiste n’est pas démocratique, elle vit actuellement plusieurs changements en profondeur. Notons que pour la première fois, le Guide Suprême à encouragé tout les iraniens à aller voter lors des élections parlementaires de février prochain.

Écrit par Aude Solente