Procès de Lyon : Marine Le Pen assure sa promotion

À six semaines des régionales, Marine Le Pen a fait le show hier lors de son audience. Poursuivie pour incitation à la haine raciale par quatre associations, elle n’a pas hésité à se défendre elle-même. Relaxée par le parquet, la présidente du Front National a transformé sa plaidoirie en meeting politique. 

©Flickr Marine Le Pen en meeting

©Flickr Marine Le Pen en meeting

Marine Le Pen n’aurait raté son audience pour rien au monde. « Je n’entends pas du tout me soumettre aux offensives judiciaires du gouvernement ». Dès son arrivée, la Présidente du FN donne le ton. Jugée pour avoir comparé les prières de rue à l’ « Occupation » en décembre 2010,  Marine Le Pen a tiré profit de ses études de droit, en prenant la place de son avocat.

Accompagnée à l’audience par Christophe Boudot, tête de liste FN en Rhône-Alpes-Auvergne, la fille de Jean-Marie Le Pen ne s’est pas laissé intimider, « Ces associations sont le bras armé d’un pouvoir politique. Elles ont un engagement politique qu’elles expriment à chaque élection ».

Une pique pour Bruno Gollnisch

Pour Marine Le Pen, ces propos ne relevaient que d’une simple «  figure de style de meeting », adressée à son adversaire de l’époque dans la course à la présidence du parti, Bruno Gollnisch. Une simple pique donc, en référence au conflit qui opposait ce dernier à l’ex président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen.

Attendue à une réunion à Paris, elle s’est rapidement éclipsée après son discours, n’assistant même pas aux plaidoiries des parties civiles. Le procureur Bernard Reynaud a finalement requis la relaxe en évoquant la liberté d’expression.

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Chloé Le Ribaut

Écrit par chloe.leribaut