Primaires américaines : Hillary Clinton, candidate la moins détestée ?

Fondation Clinton Hillary Caricature Scandales

Samedi 26 Mars, le candidat Bernie Sanders a remporté les trois caucus organisés en Alaska, à Hawaï et dans l’Etat de Washington face à sa rivale Hillary Clinton. Celle-ci reste largement en tête dans la course démocrate, malgré des commentaires très hostiles sur internet face à sa candidature.

Loin des avis tranchés publiés après chaque allégation du candidat républicain Donald Trump, l’ancienne secrétaire d’Etat n’est pas pour autant à l’abri des critiques.

« Money, Money, Money »

Hillary Clinton a toujours eu des rapports froids avec la presse, ce qui lui a permit de nourrir une vraie culture du secret. Un mystère qu’elle continue de perpétuer alors même qu’elle est constamment sous les projecteurs depuis le début de sa campagne. Des pistes ont été lancées par ses concurrents, comme l’accusation de Bernie Sanders qui affirme que la fondation Clinton reçoit 600,000$ de subventions par Goldman Sachs. Cette fondation alimente beaucoup de polémiques : elle est accusée entre autres d’avoir reçu des millions de dons du Moyen-Orient alors qu’Hillary Clinton était encore Secrétaire d’Etat.

De même l’argent est toujours source de polémique dans le système Clinton, le financement des campagnes représente des montants astronomiques. Pour débuter celle-ci en octobre 2015, 77 millions de dollars ont été apportés par contributions directes et 20 millions proviennent de dons extérieurs dont la provenance reste floue. Les électeurs reprochent à la candidate ce manque de sincérité, dans un pays où parler d’argent n’est pourtant pas tabou.

Une femme au front 

Par ailleurs, de son mandat de Secrétaire d’Etat, les américains retiennent une facette de Clinton qui participe à son manque cruel d’empathie et de sympathie du public : sa non-hésitation pour la guerre. Elle n’a pas eu peur d’aller contre l’avis d’Obama et de rejoindre la France et l’Angleterre pour intervenir en Libye, et pour tracer une zone d’exclusion aérienne en Syrie. Elle est consciente de la puissance de l’armée américaine, et est prête à l’utiliser notamment pour la destruction de Gaza, et le démembrement de la Syrie.

 

L’élection de Novembre 2016 risque donc de reposer plutôt sur un choix de candidat par défaut que l’on déteste le moins entre Clinton et Trump, plutôt que l’élection d’un représentant en sa qualité de leader auquel on croit. C’est pourquoi le rappeur Kanye West a d’ailleurs annoncé qu’il ne serait pas opposé à une candidature à l’élection de 2020.

Écrit par Dan Narayanin