Présidentielle : pourquoi le parrainage fait-il toujours autant polémique ?

Le président socialiste de la commission des Lois de l’Assemblée Nationale, Jean-Jacques Urvoas a présenté une proposition de loi visant à rendre publics les 500 parrainages requis pour les candidats aux élections présidentielles. 

La course à l’Elysée n’est pas encore lancée mais le parrainage des candidats fait déjà parler. Il est vivement critiqué par certains qui déplorent qu’il ne soit pas rendu totalement public. Les députés PS se sont emparés du dossier et ont soumis mardi, devant l’Assemblée Nationale, la création d’un projet de loi visant à rendre la liste intégrale des signatures récoltées par les candidats publics. Une réforme proposée au nom d’une « exigence de transparence ».

Mais quelles sont les règles déjà préétablies par le parrainage ? 

Depuis les années 70, pour qu’un candidat puisse participer à la course aux présidentielles, il doit réunir au moins 500 signatures d’élus provenant d’au moins trente départements différents. Ainsi, des maires, des députés, des sénateurs ou encore des élus régionaux peuvent parrainer le candidat de leur choix. Les prétendants à la présidence de la République, ne sont cependant pas dans l’obligation de publier tous leurs parrainages. Mais ils doivent obligatoirement révéler les 500 signatures, les plus importantes qu’ils ont recueillies, dans le Journal Officiel. En outre, si le projet de loi des députés socialistes passe, toutes les signatures récoltées devront être rendues publiques.

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Pourquoi les règles du parrainage créent la polémique ? 

Le fait que les signatures soient rendues publiques, déplait à certains candidats et notamment à ceux du Front National. Marine Le Pen s’est d’ailleurs exprimée sur le sujet en 2012, où elle avait demandé que ses parrainages restent anonymes. Elle estime que cette démarche empêcherait des élus de la parrainer, de peur d’être associé à son parti et d’en subir les conséquences médiatiques et politiques.

Mathilde Poulain

Écrit par mathilde.poulain