Pour la première fois de son histoire, l’Etat islamique (EI) s’en est pris à Israël. L’attaque a eu lieu dimanche 27 novembre, sur le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Israël n’avait jusqu’alors jamais été la cible de l’EI. 

« C’était un échange court, mais il a été productif », a déclaré le lieutenant colonel Peter Lerner, porte-parole de l’armée israélienne, à propos des attaques de Daesh contre Israël. Daesh a revendiqué dimanche sa première attaque contre l’Etat d’Israël. Les coups de feu n’ont duré que quelques minutes avant que l’armée israélienne de Tsahal réponde à l’offensive et abatte quatre soldats de l’Etat islamique grâce à une frappe aérienne.

Cet attentat contre Tsahal est le premier depuis que Daesh s’est implanté dans la région du Proche-Orient. Pourtant, Israël se trouve toujours officiellement en état de guerre avec la Syrie. Dans la partie du plateau du Golan qu’elle occupe, l’armée israélienne réplique aux projectiles et tirs perdus qu’elle essuie parfois de la part des acteurs du conflit syrien.

Malgré une longue période d’ignorance entre les deux pays, l’armée israélienne met aujourd’hui en garde contre un conflit potentiel, et assure s’être préparée à répondre aux attaques frontalières.

« Nous ne savons pas encore s’il s’agit d’un changement de la politique de Daesh ou simplement un échange de feu occasionnel et imprévu », a déclaré le major-général (de réserve) de Tsahal, Amos Yadlin.

Lors d’une déclaration de presse peu après l’incident, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël « ne laissera pas des éléments de l’EI ou d’autres éléments hostiles utiliser le prétexte de la guerre en Syrie pour s’établir à nos frontières ».

Reste à savoir si cette attaque n’était que ponctuelle où si Daesh compte faire d’Israël une nouvelle victime de ses attentats meurtriers.

Ariane Cairoli

Écrit par iejpedago