Politique migratoire : l’épreuve d’Emmanuel Macron

Le 18 décembre 2017 est la journée internationale des migrants. De nombreuses actions d’associations sont prévues, mais c’est aussi l’occasion pour Emmanuel Macron d’affirmer sa politique pour lutter contre l’immigration croissante en France.

C’est un des engagements forts du Président de la République. Il l’avait annoncé le 27 juillet dernier « je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, voir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois. » C’est à l’occasion de la journée Internationale des migrants qu’Emmanuel Macron s’entretient avec le ministre de l’intérieur Gérard Collomb à propos du projet de loi controversé «asile et immigration». Le projet doit être présenté début 2018.

La durée en centre de rétention serait prolongée de 45 à 90 jours. Les étrangers en situation irrégulière y seraient accueillis plus longtemps ce qui permettrait au gouvernement d’augmenter le nombre d’expulsions. Le Premier Ministre Edouard Philippe l’expliquait en juillet «  sur 91.000 étrangers en situation irrégulière, seules 31.000 obligations de quitter le territoire ont été prononcées et moins de 25.000 personnes l’ont effectivement quitté. »

Mais les associations veulent faire blocus contre ce projet. Le 21 novembre dernier, plusieurs d’entre-elles se sont réunies pour lancer des « États généraux des migrations. » Le but d’Emmaus France, d’Amnesty international et du Secours Catholique : accéder à « une autre politique migratoire « .

Plusieurs associations occupent aujourd’hui la place de la République. En attendant, ces associations sont toutes actives sur Twitter, elles réagissent sous le #MigrantsDay, affiché dans les tendances sur le réseau social.

Julie Baranton

Écrit par IEJ3A