Après les attentats perpétrés du 7 au 9 janvier 2015, le plan antiterroriste Vigipirate est toujours à son niveau le plus élevé en France. Environs 122 000 policiers, gendarmes et militaires sont déployés partout sur le territoire. 

 

Lundi dernier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé que les 717 écoles et lieux de cultes juifs seraient protégés par 4 700 policiers. Ces mesures n’ont pas empêché un homme armé de menacer deux soldats devant le collège juif Merkaz-Hatorah.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi à dimanche en Seine-Saint-Denis. Vers 2 heures du matin, une voiture s’est arrêtée devant l’école où deux militaires étaient en faction à l’entrée. Une source proche du dossier a annoncé lundi que « l’homme cagoulé a tiré vers l’arrière la culasse d’une arme d’épaule, comme s’il allait faire feu« . Les deux militaires ont armé leurs fusils d’assaut ce qui a eu pour effet de faire fuir immédiatement l’auteur des menaces.

Cet événement, qui surgit dans un contexte de forte tension suite aux attentats récents, amène à se poser la question sur l’efficacité des mesures mises en places devant les écoles.

Bernard Cazeneuve souhaite « une protection puissante et durable« . Les militaires, policiers et gendarmes déployés ont une liste de directives bien précise à suivre. Aucun véhicule ne doit stationner devant les écoles, les voyages et sorties scolaires sont, jusqu’à nouvel ordre, suspendues ou encore les contrôles d’accès et le visuel des sacs dans les écoles et enseignements supérieurs sont plus nombreux.

Malgré la sécurité renforcée ce n’est pas la première fois qu’une école est menacée depuis les attentats du 7 et 9 janvier.

 

                                                                                                    Alix Dauge

Écrit par julialix