Le ministère des finances a finalement opté pour une baisse du PEL sans toutefois baisser le taux du livret A. Le taux d’intérêt du PEL se voit donc diminué à 2% tandis que le livret A stagne à 1%.

 

« C’est une question de cohérence dans la structure des taux » a-t-on expliqué à Bercy.

Pourtant inchangé depuis 2003, c’est une baisse qui se veut obligatoire selon les banques et autres institutions bancaires.

La réforme ne touchera toutefois pas les comptes déjà ouverts ainsi que les comptes ouverts avant le 31 janvier 2015. Tous ceux ayant eu le nez creux et qui se sont déjà rués vers leurs banques pour y ouvrir un PEL avant la réforme ont donc eu raison.

Le principe du PEL vient à geler des fonds pendant 4 ans afin de les faire fluctuer à un taux de 1 ,69% net d’impôts. Une procédure qui se veut principalement suivie d’un crédit immobilier.

La pente reste toujours raide pour les banques qui doivent encore déployer une somme d’argent considérable pour les approvisionner.

Pour les grands noms du monde bancaire tel que le Crédit Agricole, la Société Générale ou encore BNP Paribas : « la décision va dans le bon sens même si cette ressource demeurera chère pour le financement du logement ».

L’investissement reste toutefois encore compliqué pour les possesseurs de PEL. En effet, en plus de cette baisse, le crédit immobilier passe de 4,2% à 3,2%. Un standard qui reste encore bien supérieur des moyennes du marché, établies à 2,36%.

Si les taux venaient à remonter, ils permettraient au marché de regagner en attractivité.

 

Guillaume Chagot

Écrit par agc